"Vivre la splendeur d'une ascension permet d'atteindre le vrai sommet... au delà de l'altitude"
Bonne visite sur notre blog, après un été riche, il s'est considérablement étoffé, nous avons beaucoup appris et beaucoup reçu de la Montagne, des images pleins la tête et de très bons souvenirs,
heureusement pour nous pas de bobos. Rendez vous donc pour une saison hivernale bien remplie.
Le samedi matin nous avons effectué une voie d’escalade de 200 mètres à Ailefroide (cf. Article Ailefroide), nous montons l’aprèm au refuge des Ecrins (3175m) pour faire le couloir sud de Roche
Paillon puis effectuer la traversée jusqu’au Pic de Neige Cordier par Roche Emile Pic et le col du même nom. C’est une course assez complète : pente de neige, escalade rocheuse, terrain
mixte, rapidité, gaz. Un bon concentré dans un niveau peu difficile : la course est cotée PD.
Après 4h00 de marche, on arrive au refuge des Ecrins. La vue est magnifique sur la Barre des Ecrins, ça n’a pas changé depuis l’an dernier. On a amené notre propre bouffe pour 1 à 2 jours.
La Barre des Ecrins, toujours aussi stylée
On se lèvera à 4h, 1h après les cordées partant pour le Dôme de Neige des Ecrins. Du coup à 3 heures, c’est le « trifouillage » intempestif, je ne sais pas ce que les cordées du Dôme
cherchent dans leur sac mais ça va bien durer 1 heure. Quand on se lève, on comprend : il neige, aucune visibilité, personne n’est partit. Ça s’améliore un peu, nous partons vers 5h30.
Il y a 20 cm de neige fraîche au départ. On rejoint le col neigeux au-dessus du refuge (2 mecs font la trace devant nous), ça brasse. On remonte la pente de neige jusqu’au pied du couloir qu’on
atteint après 1 heure de marche. C’est 30cm de fraîche sans regel nocturne : la progression est ralentie. Durant l’été il faut s’attendre à trouver une rimaye à cet endroit.
On attaque le couloir Sud qui est goulotté sur les 50 premiers mètres. C’est une pente régulière de 300m à 40° jusqu’à son sommet. Il est en bonne condition. Ya de l’ambiance car on avance dans
« les nuages » avec une visibilité limitée. On est 4 à grimper au même rythme, 1 heure après on arrive à son sommet. Pour rejoindre le sommet de Roche Paillon, c’est en temps normal du
rocher facile, mais là on est face à des conditions hivernales : tous les rochers sont plâtrés de neige. Théo rejoint le sommet avec prudence, les autres renoncent et moi aussi. C’est trop
délicat. Pour la traversée d’arête par Roche Emile Pic, on choisit de ne pas tenter l’impossible : l’arête est très cornichée sur une cinquantaine de mètres et les conditions météos ne sont
pas bonnes. Du coup aucune visibilité sur la Meije et les autres sommets.
On redescend par le couloir face à la pente. Une éclaircie, on voit les cordées sur les pentes du Dôme de Neige, 1h plus tard on est au refuge. La matinée est finalement bien ensoleillée.
Roche Paillon et le couloir Sud
Dommage que la météo n’ait pas été de la partie, sinon cette course est un magnifique terrain de jeu qui n’est pas très connu, pensez-y si vous restez plusieurs jours au
refuge. On remercie d’ailleurs le gardien et son équipe pour la convivialité et l’accueil réservé.
C’est un week-end prolongé, nous décidons d’aller passer un petit séjour dans le massif du Soreiller au refuge du même nom qui n’est pas gardé à cette époque. La météo annonce un temps assez
instable mais ce n’est pas grave, nous déciderons au jour le jour du programme. Nous voulons effectuer l’ascension de l’Aiguille Dibona par sa face sud, la plus impressionnante et surtout la plus
élégante. Si les conditions sont réunies, nous irons visiter l’Aiguille Centrale ou Occidentale du Soreiller.
Il est 11h : départ du petit village des Etages (vallée du Vénéon) à quelques kilomètres de La Bérarde pour rejoindre le refuge situé à 2719m. Il y a 1100m de dénivelée, le sentier serpente
au-dessus des Etages puis rejoint une combe qu’on parcourt pendant 30 minutes avec de gros névés à cette époque, on débouche alors dans le cirque du Soreiller. L’apparition de la Dibona annonce
la couleur : une flèche de granit qui met tout de suite dans l’ambiance. Superbe !
Le sentier pour monter au
refuge du Soreiller
Le cirque du Soreiller : Aiguille Occidentale du Soreiller, Aiguille Centrale du Soreiller, Aiguille Dibona et Aiguille Orientale du Soreiller
(de gauche à droite)
Nous arrivons vers 14h30 au refuge après une montée tranquille sous un soleil éclatant, on a les sacs assez lourds car on a amené le matos et la nourriture pour 2-3 jours. Peu de monde, environ
15 personnes, on installe le barda dans la salle à manger, 2 chambres sont ouvertes pour dormir. On repère la partie visible de notre itinéraire depuis le refuge. L’aiguille présente une face de
près de 350m bien sèche. L’itinéraire choisit emprunte une combinaison de voies ouvertes dans les années 1930, c’est à notre niveau : homogène dans le 4b/4c avec des pas de 5b. La voie
normale de la Dibona est situé de l’autre côté, ce sera notre itinéraire de descente par 2 rappels successifs de 25m. Petit coup de téléphone à la météo montagne de Briançon (08 92 68 02
05) : nuit avec voile nuageux, vent 70 à 100 km/h en crête pour la journée, le temps tient le matin puis cela bourgeonne vers midi pour donner un temps de plus en plus encombré et orageux
dans l’aprèm. Ce n’est pas le top, on verra le matin.
Lever à 7h00, petit déjeuner, on parle de ce qui nous attend, on va devoir installer des friends et des coinceurs car l’équipement est très aéré voir inexistant, c’est une première pour nous dans
une grande voie. Théo est confiant comme d’hab, moi j’attends de voir ce que donne la cotation à l’ancienne. L’ambiance est vraiment sympa au refuge, un guide et ses clients nous laissent même
leur surplus de bouffe! Départ à 8h20 du refuge le plus léger possible, 5 minutes suffisent à rejoindre par les névés le bas de la face, 5 minutes pour s’équiper (chaussons d’escalade) et on
s’engage dans la première longueur facile en IV.
Pour le topo, je ne décrirai pas précisément l’itinéraire, il y des topos pas mal sur « camp to camp ». Il est utile de bien repérer celui-ci pour éviter de se lancer dans du plus
difficile.
On démarre la véritable ascension dans la fissure dièdre puis on s’engage dans le tunnel (L2), ça met l’ambiance, on enlève le sac pour passer et on l’accroche au baudrier (escalade en 4c). La
3ème longueur continue dans la dalle fissurée et il faut s’engager rapidement avant un passage humide à droite (4c) dans la voie « Berthet ».
Vue sur le Vallon et la Pointe du Vallon des Etages en face du massif du Soreiller
On grimpe ensuite deux longueurs sur l’arête Sud-est (voie « Sept d’un coup ») en 4c et 5b (L4 et L5) avec un petit pas bien sympa dans la seconde. D’ailleurs il n’y a aucun point, on a
fait une longueur un peu freestyle sur l’arête, le « vrai » itinéraire est peut-être plus à droite. Théo effectue les longueurs en tête et protège de quelques coinceurs son avancée, je
les récupère derrière. Il est utile d’avoir des sangles de 120 cm pour éviter le tirage au niveau des protections mises en place. On rejoint la vire Boell, c’est une petite traversée facile (L6).
L’itinéraire se lance alors sur la partie gauche de la face Sud : la longueur L7 (50-60m) présente au début une dalle facile (couloir « Boell ») puis on s’est engagé dans un dièdre
peu protégeable d’une quinzaine de mètres sur la droite et le relai est sur une terrasse. L‘escalade est vraiment superbe.
Le temps commence à être perturbé, des cumulus font leur apparition sur les sommets alentours, il ne va pas falloir traîner. A présent, on est dans les cannelures « Stöfer » (L8) en 5b,
pas si facile que ça le paraît puis c’est le passage le plus impressionnant de la voie : un surplomb plein gaz ! Quelques mètres après la sortie, c’est le relai. A ce moment, on décide
de partir sur la gauche de la dalle qui nous fait face (erreur, la voie qu’on voulait emprunter partait en oblique sur la droite), on effectue alors la sortie « Livanos » (L9) plus
difficile, qui longe l’arête Ouest avec un passage en 5c intéressant. Les nuages ne sont pas venus jusqu’à l’Aiguille Dibona, tant mieux.
Nous arrivons alors dans la dernière longueur où nous contournons par l’Est les difficultés, il y a un seul point dans cette longueur facile. Nous sortons au sommet heureux d’avoir accompli cette
ascension mythique qui a duré environ 6 heures (je pense que 4 heures suffisent pour une cordée rompue à ce genre de terrain). Il y a quatre personnes sur le minuscule sommet. Ambiance
magnifique !
La cordée au sommet
L'Aiguille Centrale du Soreiller depuis la Dibona & La fine arête en face Nord
Après 10 minutes au sommet, le temps est à nouveau menaçant. Les relais de descente (voie normale) sont bien équipés mais le relai intermédiaire est sous presque 1m de neige. Il va falloir faire
le deuxième rappel sur un béquet (car on a une corde simple de 70m). Mais Stéphane et Philippe avec lesquels « on a grimpé » durant toute la journée (ils ont fait la voie Coup de
Bambou) car on les retrouvait lorsque les voies se croisaient, nous prêtent leur corde à double (2x50m) pour descendre d’un seul trait la voie normale jusqu’au pied des clochetons de
Gunneng. Puis on finit avec eux la petite désescalade en traversée qui permet de rejoindre la neige. Mise en commun du matériel, solidarité en montagne ! Des gestes qui comptent.
Et là, l’orage éclate durant quelques instants: de la petite pluie puis des grêlons. Les 4 autres alpinistes descendent vite car ils « entendent les abeilles ».
La brèche Gunneng
On enfile les grosses qui étaient dans le sac et c’est le retour au refuge en 45 petites minutes par les grandes pentes de neige. Il commence à pleuvoir de façon plus intense alors que nous
rentrons à l’abri. Nous sommes bien contents de notre journée sur ce granite exceptionnel pour la haute-montagne.
L’itinéraire effectué à l’Aiguille Dibona : voie Berthet-Sept d’un coup-Boëll-Stofer-Livano, 400m d’escalade en 10 longueurs, cotation D
(cet itinéraire peut présenter des approximations au vu de la grandeur de la face, vous devez être maître de votre décision et s’attendre à ne pas retrouver exactement la voie
décrite)
L’ascension de l’Aiguille Dibona par sa face Sud est une escalade magnifique sur un rocher stable et adhérent. Cet itinéraire est une magnifique façon de progresser dans l’alpinisme en rocher. Il
faut néanmoins une certaine expérience de la montagne, une continuité dans l’effort et être à l’aise dans le niveau de difficulté de la voie car les chutes sont à exclure (pose de coinceurs et
friends, très peu d’équipement en place, les relais sont corrects mais sont à renforcer avec une sangle par exemple). Attention, les cotations anciennes sont souvent plus difficiles que celles
rencontrées en falaise (plus difficile que le Pic de l’Aiguille par exemple, cf. l’article en question).
Le refuge semble ne pas être trop fréquenté en mai, profitez-en pour y aller avant l’afflux de masse de l’été.
L’Aiguille Dibona (face Nord) contemplée le lendemain depuis l’arête menant à l’Aiguille centrale du Soreiller
L'arête menant à l'Aiguille centrale du Soreiller débute aux clochetons de Guneng et continue jusqu'au pied de l'Aiguille Centrale. L'escalade est en II, ce jour-là c'est un peu plus difficile
car les rochers sont enneigés. Personne aux alentours, nous profitons pleinement de la haute-montagne.
Ailefroide est un petit village situé dans les Hautes-Alpes (05) à 1500 m d’altitude devant les imposants contreforts du Pelvoux. Ailefroide est un merveilleux cadre « montagne » pour
réaliser des escalades de grandes voies lorsque la neige a disparue. C’est le style dalle sur un rocher assez sûr. Les voies sont classées terrain d’aventure mais elles sont généralement
équipées. L’accès aux différents spots est assez rapide depuis le village.
Ailefroide et au loin
la route du Pré de Mme Carle
Nous avions prévu d’effectuer l’ascension du couloir Dewèze au Pic Coolidge très tôt le samedi matin mais après un repérage le vendredi soir depuis la moraine du Glacier Noir, nous prenons la
décision de ne pas se lancer dans l’itinéraire. Un peu déçu de voir que le couloir est sec à mi-pente et sur la sortie alors que nous ne sommes pas encore au mois de juin. Hé bien nous irons
faire une grande voie à Ailefroide le matin (on a amené le matos d’escalade) et nous monterons au refuge des Ecrins l’aprèm pour une petite ascension le lendemain.
Comme on n’a pas de corde à double, on est limité sur le choix des voies puisque les rappels font 45m. On décide d’effectuer la voie « A tire d’Ailes froides » dans le
spot « Fissure d’Ailefroide » car on peut descendre à pied par un sentier une fois sortis de la paroi.
A tire d’Ailes froides : cotation D+, 230m, 6a max (5/5+ obligé), 8 longueurs, bon équipement.
Le secteur Fissure d’Ailefroide, la voie réalisée est située sur la partie gauche de la paroi
On traverse le camping puis la rivière et on est au pied de la voie situé sur un éboulis. Il est 8h30. Les deux premières longueurs sont les plus verticales en V et V+, l’escalade est agréable
sur ce rocher sombre et bien adhérent qui n’est pas froid ce matin-là. Aucune difficulté particulière, l’équipement est récent et plutôt rapproché.
Les 6 longueurs suivantes sont en dalle (IV- à V+) bien penchées à l’excepté de quelques ressauts faciles. Il y a un pas en 6a mais ne vous laissez pas impressionner si c’est votre niveau max car
le passage nous a paru plus facile que la cotation indiquée. L’ambiance est assez végétale : quelques touffes d’herbe et des arbustes par ci par là. On n’a pas vraiment l’impression d’être à
150 m de hauteur.
Escalade en dalle
Il est 11h00, on arrive en haut après 2h30 d’escalade, la vue sur la vallée est agréable. L’escalade n’a pas été physique, c’est tout sur les pieds. Parfait, ça ne nous aura pas fatigués pour la
course le lendemain. Compter une demi-heure pour rejoindre le point de départ par le sentier un peu escarpé. Cette voie n’est pas vraiment intéressante à escalader, je ne vous la conseille pas
particulièrement. On mange, on prépare les sacs et c’est parti pour quatre heures de marche jusqu’au refuge des Ecrins.
Ailefroide est spot agréable pour grimper, il n’y avait presque personne ce matin-là, il y a sans aucun doute beaucoup plus de monde en été. Attention à ne pas comparer la cotation de cette voie
avec celle réalisée à l’Aiguille Dibona (cf. l’article en question). Le V de la Dibona est plus difficile et l’engagement n’est pas comparable (pose de coinceurs, espace entre points d’assurage,
recherche de l’itinéraire,…).
Le soleil brille en ce début de mois de mai, pourquoi ne pas aller grimper ? C’est parti ! Excursion à Sisteron au site d’escalade des Baumes dans les Alpes de Haute-Provence (04) au
bord de la Durance. Le site d’escalade est localisé juste en face de la ville et de la citadelle fortifiée sur un superbe contrefort rocheux.
L’accès au spot est direct depuis le petit parking situé à côté du pont, les claquettes aux pieds et on y est ! La vue est imprenable sur la ville de Sisteron et les styles de grimpe sont
variés : dalle, dièdre, dévers.
Sisteron et sa citadelle vu depuis la falaise & Le spot des Baumes
Ce jour-là on va escalader plusieurs longueurs du 4c au 6a en alternant le premier de cordée. Le calcaire est de qualité, beaucoup de voies sont dans le 5 ou le 6. On effectue notamment une voie
sympa dans un dièdre de 30m puis une voie en 6a sur l’éperon à gauche du dièdre.
En exercice dans le dièdre
C’est aussi l’occasion d’escalader une voie facile ouverte par Jean-Marc Boivin en mémoire d’un proche disparu.
Une partie du secteur de la falaise des Baumes
Si le soleil tape trop fort, pas de souci, il y a possibilité de grimper à l’ombre dans une ambiance atypique, dans une grande faille soit en dalle, soit en dévers mais la cotation est bien sûr
plus élevée.
La faille de la falaise des Baumes
Ce site permet de grimper dans des voies variées dans le 5 ou le 6 sur un rocher agréable exposé au sud. Il n’y a pas de marche d’approche. Par contre, la route est proche donc ce n’est pas le
calme absolu…
Découverte des Gorges du Verdon et des Calanques + petit détour par les Dentelles de Montmirail
Le mois de mai est apprécié pour ses jours fériés et quand en plus le soleil est au rendez-vous il faut en profiter le plus possible. Les conditions en haute montagne n’étant pas encore assez
bonnes pour aller y trainer les crampons nous avons décidé d’aller de muscler les mollets en rando.
Les Gorges du Verdon, sentier Imbut et Martel : vendredi 8 mai
Je rejoins Olivier au parking du Point Sublime au petit matin, nous y laissons une voiture, nous nous dirigeons au départ de la rando : au chalet de la Maline.
Le site est superbe, on domine les gorges et on aperçoit tout au fond les eaux vert émeraude du Verdon. Nous descendons par le sentier du GR4, nous traversons la passerelle pour partir sur
le sentier de L’Imbut, c’est vraiment superbe, il y a pas mal de passages équipés de câbles qui rendent la marche très ludique, le sentier est parfois taillé à même la falaise. Le site du Styx
vaut le détour, le Verdon ne fait plus que quelques mètres de large et à sculpté la roche.
Le Styx, sentier de l'Imbut
Passages équipés de câbles
Nous continuons en crapahutant sur les rochers direction le carrefour du fameux sentier Vidal. Changement de rythme ! on attaque droit dans le pentu, heureusement qu’il y a des
arbres pour se hisser, le sentier qui permet d’atteindre le pied de la falaise est pourri et tout roule sous les pieds. En plaisantant on se dit que le sentier Vidal doit passer dans cette
falaise que l’on voit sur notre gauche, et bien dans le millet ! On distingue des câbles un peu plus haut !! Sentier Vidal, taillé à même la falaise
C’est assez impressionnant vu d’en bas mais finalement quand on est dedans il n’y a rien de bien méchant, le gros avantage c’est qu’on prend vite de l’altitude et la remontée sur le plateau est
rapide, une dernière échelle et nous sommes à la route. Nous repartons sur le GR, cette fois-ci bien plat, en direction de l’Auberge des Cavaliers, qui fait face au chalet de la Malin.
C’est à cet endroit que nous redescendons dans les gorges, un panneau signale que le chemin est interdit, étrange ! Nous ne remarquons rien de particulier et pas mal de monde est passé outre
cette interdiction. Retour au point de départ ou presque puisque nous sommes de nouveau à la passerelle de l’Estellié, nous la traversons et repartons en remontant de Verdon le long du sentier
Martel.
Ce sentier est très fréquenté, le cheminement est simple par rapport à l’Imbut, les passages câblés sont rares et le passage le plus impressionnant est la descente d’une série d’escaliers très
raides mais qui ne donnent pas une réelle sensation de vertige. Le passage le plus ludique est au niveau des tunnels, le premier est court alors que le suivant fait 650m, il est indispensable
d’avoir une lampe de poche. Sur la fin des « fenêtres » sont ouvertes sur les gorges du Verdon et on peut découvrir d’impressionnantes falaises en surplomb ou pendent quelques vieilles
cordes d’escalade.
Tunnel de 650m sur le Martel
Une fois les tunnels franchis, la rando touche à sa fin, on traverse un parking et il reste la remontée sur le Point Sublime, sans grande difficulté ; nous y retrouvons la voiture. Grosse
journée tout de même, nous avons fait entre 23 et 25km.
Panorama du Point Sublime
Retour au chalet de la Maline en voiture par la route des crêtes, nous nous arrêtons à plusieurs belvédères afin d’admirer les voies d’escalade.
Falaise de l'Escales
Nuit courte sous la tente, nous repartons à 4h00 du matin pour rejoindre le départ de notre deuxième rando : Cassis
Quelques conseils et remarques :
Il n’y a aucun point d’eau sur les 2 sentiers
Les bâtons de marche sont inutiles, ils seront même gênants.
Le sentier Vidal n’est pas si impressionnant que cela, même dans la partie raide et équipé il n’y a pas de sensation de vertige.
Pour le Martel, prévoir une lampe de poche pour les tunnels (indispensable), les rochers sont tellement patinés que ça doit être une belle savonnette par temps de pluie !
Attention aux vols dans les voitures, l’endroit est exposé, ne rien laissé à l’intérieur et laisser la boîte à gants vide et ouverte.
La traversée des Calanques, de Cassis à Callelongue : Samedi 9 mai
Nous allons laisser une voiture près de Marseille, à Callelongue et nous repartons à Cassis, point de départ de la traversée des Calanques.
Il fait chaud dès le matin et la journée s’annonce longue, on nous annonce 11h00 pour rejoindre Callelongue !
La distance à vol d’oiseau n’est pas très importante mais quand on regarde sur la carte, le GR contourne chaque calanque et suit le rivage qui est très très découpé, à cela il faut rajouter le
dénivelé qui promet d’être important à la fin de la journée.
Nous enchainons donc calanque après calanque toujours plus belle les unes que les autres, nous craquons pour Envau qui est une des plus sauvages ; beaucoup sont très fréquentées et il y a
déjà beaucoup de baigneurs.
Souvent nous nous arrêtons pour regarder les nombreuses voies d’escalades, il y en a vraiment partout, les calanques sont réputées et un peu sur-fréquentées.
Envau
Le point culminant du parcours est le passage de la Grande Candelle, un beau raidillon pour y arriver mais la vue vaut le détour, le paysage est superbe, les eaux d’un bleu magnifique. Nous ne
nous attardons pas très longtemps car il nous faut avancer, la route est longue !
Monter, descendre et recommencer ! Ce sont les maitres mots de la journée, nous accumulerons au total 2500m de dénivelé positifs pour environ 27km. C’est assez impressionnant vu que nous ne
sommes tout de même pas en montagne. Nous bouclons le parcours en 9h00, soit 2h00 de moins que le temps annoncé, mais il faut avouer que tous les deux nous en avons un peu plein les pattes ;
ce parcours se fait habituellement tranquillement sur 2 jours ; nous sommes vraiment satisfait de l’avoir fait en intégralité et d’avoir pu profiter du beau temps et des ces paysages.
Quelques conseils et remarques :
Attention pour les futurs randonneurs des calanques, il faut apporter beaucoup d’eau, il n’y a aucune source sur le trajet, nous avons bu à deux, 7 litres dans la journée (en faisant
attention) donc plus tard dans la saison et avec un peu plus de chaleur il faut être particulièrement attentif.
Dans le sens Cassis Marseille, les plus grosses difficultés sont sur la première moitié, on fini donc par du chemin plus cool et moins pénible. On marche aussi le soleil dans le dos, ce qui est
plus agréable.
Les bâtons de marche sont inutiles.
Attention aux vols dans les voitures, l’endroit est exposé, ne rien laissé à l’intérieur et laisser la boîte à gants vide et ouverte.
Les Dentelles de Montmirail : dimanche 10 mai
Journée light pour terminer le week-end, nous allons simplement faire le tour des dentelles par un petit sentier (balisage point bleu). Petite variante bien sympathique c’est la montée sur le
Turc (sommet des dentelles) par la chambre du Turc, un boyau qui perce la paroi de part en part et permet de déboucher sous le sommet, rien de difficile ni de trop technique mais un beau passage
qui pimente un peu la rando, il faut néanmoins être à l’aise sur le rocher et faire quelques pas d’escalade sans danger. Nous pique niquons au sommet avec un magnifique panorama sur les vignobles
des Côtes du Rhône et sur les massif du Ventoux.
Chambre du Turc, sous le sommet Sommet du Turc Panorama du sommet
La journée se termine devant une bière bien fraîche à Gigondas, heureux de ce week-end au soleil et satisfait d’avoir pu faire le programme prévu, nous avons une nouvelle fois découvert d’autres
régions et de nouveaux sites.
Nous partons (Olivier et Théo) ce matin-là pour l’ascension du Pic de l’Aiguille, sommet situé dans le Dévoluy et qui culmine à 2140m. L’objectif est d’effectuer l’ascension par sa face la plus
abrupte : la face Est parcourue par une voie de près de 400m de long pour un dénivelé de 300m. La cotation globale est estimée à D- avec un bon équipement en place.
De Gap, il faut compter 30 minutes pour rejoindre le point de départ du sentier qui mène au pied de la face (Col Bayard, route du col de Gleize puis suivre une piste forestière à droite dans une
épingle un bon km avant le haut du col). A présent, compter une heure pour rejoindre la face (utiliser la carte IGN 3437 OT CHAMPSAUR Vieux Chaillol) par un sentier puis une montée directe par un
grand pierrier au niveau d’une grande pancarte en bois. Les névés nous ont un peu ralentis ce jour-là.
Tracé de l’itinéraire dans la face Est du Pic de l’Aiguille
L’ascension se réalise normalement en 11 longueurs, mais comme l’escalade est relativement facile nous allons doubler les longueurs. Les relais indiqués en noir sur l’itinéraire sont donc espacés
de 70m environ. On a donc effectué 7 longueurs dont la dernière très courte.
Départ dans un névé bien épais, nous grimpons quelques mètres sur le rocher pour nous équiper sur une petite terrasse et hop c’est le départ ! La L1 (cotation 4) est pénible à grimper. Le
rocher n’est pas très bon, la solidité de chaque prise doit être vérifiée et c’est très exposé aux chutes de pierres. Il faut donc être rapide et concentré. Le casque est indispensable.
Le départ de l’itinéraire
La L2 débute sur une dalle lisse bien inclinée puis on reprend l’escalade pourrie sur plus de 40m. C’est facile (cotation 3) mais même recette : tester la stabilité des appuis pieds et la
solidité des prises. Eviter tant que possible de parpiner le second au relai (les chutes de pierre sont assez fréquentes aussi dans cette longueur).
Théo dans L2
Nous rejoignons dix mètres plus loin un autre relai sur lunule pour gagner dix mètres de corde pour la prochaine longueur. Puis L3 et L4 (cotation 4+/5a) s’effectuent sur une grande dalle avec
des cannelures très prononcées, l’adhérence est excellente et l’escalade agréable, on peut progresser rapidement sur près de 150m. C’est peu expo aux chutes de pierre. On rejoint alors l’arête ou
est situé le quatrième relai.
Relai sur lunule et L4 en dalle
Même topo pour L5 et L6 (cotation 4+) en longeant le plus souvent l’arête. Toujours agréable, belle vue sur les Ecrins.
Fin de L4 et début de L5 au bord de l’arête
La dernière longueur est courte, il y a un petit ressaut (cotation 5b) sans difficulté particulière. Le premier de cordée assure le second par un relai avec sangle.
Le ressaut pour terminer l’ascension
Nous sortons au sommet 3h15 après avoir débuter L1. La vue est dégagée sur le Champsaur à l’Est et les Ecrins derrière, le Pic de Bure à l’Ouest.
Le
Champsaur
Le Pic de Bure dans le
Dévoluy
La cordée au
sommet
La descente s’effectue par un sentier entre le Pic de l’Aiguille et le Pic de Gleize après avoir suivi l’arête Sud du Pic de l’Aiguille.
Bilan : l’escalade du Pic de l’Aiguille est sympa, peu fréquentée à priori. Une bonne course pour appréhender la grimpe en montagne avec un équipement nickel. Mieux vaut être seuls pour
limiter les chutes de pierre.
Beaucoup de neige sur les sommets encore. Aurel, c’est quand que tu débarques à Gap ? ;-)
Rendez-vous avec la difficulté à Buoux dans le département du Vaucluse (84). Le temps annoncé à Gap n’est pas extra alors nous (Olivier et Théo) décidons d’en profiter pour partir dans le Lubéron
à la rencontre de ce site, haut-lieu de l’escalade dans les années 80. Patrick Edlinger y effectue un solo intégral dans le film « La vie au bout des doigts ». Le site est situé dans un
vallon où serpente une rivière dans le fond. L’accès aux différents secteurs s’effectue depuis l’un des trois parkings en 5 à 10 minutes : il suffit de traverser la rivière puis grimper par
un des multiples sentiers situés dans le bois. La falaise est bien exposée au soleil.
Le vallon au site d’escalade de Buoux
On débute la journée sous un soleil généreux dans un des premiers secteurs dont on accède depuis le parking n°1. Nous n’avons pas le topo officiel, on se lance dans une voie; pas évident !
On consulte un topo, c’est 5b/5c (« La gibottière »). On comprend alors que l’escalade à Buoux s’annonce corsée. D’autant qu’aujourd’hui, j’ai pas la forme : une séance de
blocs 2 jours plus tôt a laissé des traces…
Départ de la gibottière
Puis Théo grimpe plusieurs voies dans le secteur Ok Carole situé sur une terrasse à presque mi-hauteur de la paroi. La cotation à Buoux est sévère et la plupart des voies vont de 6a/6b à
8a. Une des particularités est d’escalader grâce à des prises en forme de trou où l’on peut y glisser 1 ou 2 doigts.
Puis BAM ! L’orage éclate, retour au parking sous les grêlons, journée finie.
Bivouac à quelques km de Buoux.
Retour dimanche sous le soleil, on grimpe dans le secteur PGF à 5 min du parking n°2, un concentré de voies accessibles en dalle : ce sera « La confiture pour cochon »,
« Lapin des sables » et autres. Les placements de pieds sont essentiels. Le nom des voies pas inscrit sur le rocher à quelques exceptions qui permettent de se repérer.
La confiture pour cochon
On rejoint ensuite le secteur Mur Zappa juste à côté où les voies sont plus verticales. C’est 5c/6a pour « Minouchette chérie » avec un départ difficile (on peut s’aider de l’arbre et
ça va tout de suite mieux !) puis « PGF », un peu plus fin pour Théo. La pluie arrive, on descend.
Olivier dans « Minouchette chérie »
Buoux est un petit coin du Lubéron vraiment sympa où l’escalade s’effectue dans un cadre magnifique avec des voies de 1 à 4 longueurs. Ce site est plutôt réservé pour des grimpeurs d’un bon
niveau mais on peut prendre plaisir sur des voies plus faciles où les petits trous (ou golots) réservent une escalade atypique. La végétation en bas des voies permet à l’assureur d’être à
l’ombre. La météo a été capricieuse mais l’escalade a été bien agréable. Nous avions amené un pote avec nous (Ghis) mais le site n’est pas dédié à l’initiation, c’est partie remise.
Le pilier des fourmis, le mur du Styx et le Bout du monde (de gauche à droite) : les secteurs phares de Buoux
Excursion printanière au site de Ceüse, situé dans le département des Hautes-Alpes (05) à proximité de Gap. Ceüse est un des sites majeurs de l’escalade en France, l’immense falaise est située à
près de 1800m d’altitude et s’étend sur plusieurs kilomètres. L’accès s’effectue depuis le col des Guérins : il faut compter 1h pour accéder à la falaise depuis le parking pour avaler les
400m de dénivelé tranquillement. Le sentier est balisé. On arrive alors à un site remarquable par son calme, sa beauté et la qualité du rocher.
Une partie de la falaise vue le matin depuis le col des Guérins
Cette falaise est connue pour la réalisation du premier 9a+ : Biographie.
Le secteur Berlin, déversant à souhait
L’objectif est d’effectuer des voies courtes et variées afin de tester le calcaire si renommé de Ceüse et de découvrir les magnifiques lignes de grimpe sur la falaise. Nous longeons la falaise
depuis le secteur Biographie jusqu’au secteur Golots à gogos (de la droite vers la gauche) où nous avons repérés de nombreuses voies à notre niveau.
Tout est OK devant le magnifique secteur de la cascade – Voies à proximité de la cascade
Pour rejoindre le secteur Golot à gogos, il faut dépasser la cascade pour rejoindre la partie gauche de la falaise. Le bas des voies est occupé par quelques névés. Nous effectuons plusieurs voies
en dalles inclinées de 20m à 35m de long : « la Robespierre » dont la première longueur est cotée 5b puis la voie située à sa gauche en 6a+ (ça va donner). L’adhérence est
exceptionnelle, pas d’équivalence à notre connaissance. L’escalade est technique, demande peu de force mais des placements précis.
Puis nous effectuons trois voies plus à droite de niveau 5c à 6a, à faire absolument. On grimpe dans une succession de cannelures. Le rocher est vraiment agréable à escalader. Les petites prises
suffisent à se stabiliser en plaçant bien les pieds.
Le secteur golots à gogo : une succession de voies en dalle agréables à
grimper
En résumé, Ceüse est le spot de l’escalade plaisir ! On a profité du soleil toute l’aprem. Ce site est à la hauteur de sa renommée. En plus il semble que la fréquentation est raisonnable. Il
y a une concentration de voies de haute difficulté. On espère pouvoir revenir pour s’exercer dans quelques voies déversantes.
Retour à Ceüse deux mois après la découverte du site. Nous sommes décidés à réaliser une voie qui domine le
sublime secteur de la cascade, cette escalade devrait tenir toutes ses promesses sous le soleil de plomb qui nous attend aujourd’hui. Ce sera une première pour la cordée, une voie nommée
« Des trous » en traversée en 5 longueurs (5b/5b/5b/5b/6a) qui surplombe de plus de 50m les voies déversantes de la cascade.
Première longueur courte, sans difficulté pour rejoindre le départ de la traversée qui se fait de la droite
vers la gauche. Puis l’escalade « latérale » débute : la première partie présente une légère redescente de 4 à 5m. Petite montée d’adrénaline…c’est le passage le plus délicat de la
traversée. Dans ce genre d’escalade, la chute est à proscrire pour le 1er et le 2ème de cordée car sinon la chute s’effectuerait en ripant le rocher d’autant plus fort qu’on
est loin d’une dégaine. La notion de premier de cordée est donc un peu faussée dans ces situations. Autant dire, restons concentrés car les points sont assez espacés !
Les deux longueurs suivantes sont plus faciles (bien que la cotation soit identique). La voie porte bien son
nom, les prises sont des trous. Quelqu’un aurait-il sculpté la roche ?
L3 et L4 & Olivier dans L3
On rejoint une terrasse à la fin de la quatrième longueur en partie à l’ombre du grand surplomb. La fin de la
voie est athlétique, dans une fissure diagonale habitée par les plantes et de la terre. L’escalade est alors plus difficile. Tant bien que mal on se hisse au bout de la fissure puis on sort du
dévers sur un pas clé.
Théo « à la bagarre » dans la sortie de la voie
Nous recherchons les lignes de descente indiquées par le topo, mais comme les dessins n’aident pas les trouver, on tourne en rond. Finalement on se décide par utiliser un rappel installé sur
lunule. Après tout.
Le rappel de descente
Bout de corde (35m), on atteint le second rappel. Attention la corde peut se coincer en la récupérant car ça
frotte pas mal. Cinq minutes plus tard on est en bas. On récupère les sacs laissés au départ de la voie. Un casse-dalle puis on enchaîne avec « Chute de tension » (5c/6a/5b) dans le
secteur Golots à gogo. L’escalade est fine, il faut bien se placer. La seconde longueur est bien soutenue.
Cette journée conforte notre première venue à Ceüse : tout simplement magnifique. Allez-y, vous serez
surpris.
Découverte du site d’Orpierre dans le département des Hautes-Alpes (05) pour redémarrer l’activité d’escalade en ce début de printemps. Le site d’Orpierre est situé à l’Ouest du département. Sur
ce site, il y a un grand nombre de voies d’escalade, de l’initiation à « l’extrême » en terme de difficulté, de 10m de long à plus de 150m. Les voies sont rapidement accessibles depuis
le village ou depuis les parkings aménagés sous les falaises. Un investissement appréciable mais le contrecoup est semble-t-il une fréquentation importante du site. En effet alors que l’on est
début avril, on compte plusieurs dizaines de cordées dans l’après-midi.
Retour sur Orpierre en Juin, avec le club d'escalade de Langeac, au programme grandes voies les matins et voies d'une longueur l'après midi (secteur du Chateau)
Le premier jour nous avons enchainé des voies faciles dans le pilier ouest d'Ascle: "Les maitres de la danse" facile avec une belle traversée bien horizontale et tout en rocher, et Malkute 3
longueurs dont une en 5c+.
Le deuxième jour nous avons fait la voie "Brazil" décrite ci-dessous, très homogène avec seulement un pas plus difficile dans la dernière longueur.
Concernant les voies d'une longueur il y en a à la pelle de difficultés variées, nous sommes restés dans le 5 avec par exemple "banane molle, le fou, direct du fou, maudit... "
La falaise dominant le village d’Orpierre
L’objectif de la sortie est d’effectuer une grande voie de niveau homogène repérée sur le topo d’Orpierre quelques jours avant. La voie se nomme « Brazil », elle se
situe dans le secteur Quinquillon (face Sud-est). On y accède depuis le parking de l’Adrech après 5 min de marche. Pratique!
La voie Brazil compte 6 longueurs. Cependant mieux vaut doubler certaines longueurs car l’escalade n’est pas très soutenue et cela permet d’aller plus vite. Nous avons donc effectué 4
longueurs : 45m en 5b (L1+L2), 30m en 5b (L3), 70m en 5b (L4+L5) puis 25m côtés 5c (L6). Le départ s’effectue à droite de la voie « les illuminés ». Voici le tracé (approximatif)
de la voie Brazil :
La voie Brazil, 170m environ
Au départ, de grandes rafales de vent mais malgré le manque de soleil, le temps semble tenir. Allons-y! Un peu froid aux doigts dans la première longueur. Théo est en-tête comme d’hab, Olivier en
second de cordée.
Première longueur – Olivier dans la première longueur de Brazil
Tout s’enchaîne sans problème, les 3 premières longueurs tirées sont homogènes, peu de risques de chutes de pierres. On grimpe en diagonale sur L4 puis on rejoint une petite vire avant la
dernière longueur qui est la plus soutenue. Une dalle fine puis on se décale sur la gauche pour la sortie en 5c légèrement surplombante mais l’équipement est serré. Après 3h d’escalade, on sort
en haut de la falaise.
Vue sur le bas depuis le troisième relai - Sortie de la voie
La descente s’effectue sur la gauche par une succession de rappels ou sur la droite par un petit sentier très sympa en crête.
Le sentier sur la
crête qui permet de rejoindre le parking
L’aprem, nous effectuons 3 voies de 15m type dalles intéressantes dans le secteur « Rocher de quatre heures Ouest » : Fade façade 5b+,Chic 5c et Code
5c+. Bon secteur pour s’entraîner. Beaucoup de monde.
Les dalles
Le site d’Orpierre est sympa et permet de grimper alors que les secteurs de grimpe en plus haute altitude sont encore enneigés à cette saison. Il est possible que nous retournions pour effectuer
la voie « Le grand dièdre sud » de 150m située juste au-dessus du village.
Trop tentant ce dimanche de résister à une petite sortie, les conditions s'annonçaient favorables: encore pas mal de neige, températures fraiches et beau temps.
Olivier étant à Gap, je suis partie seul, direction le Val d'Enfer pour faire quelques arêtes, bon plan pour se remettre un peu en forme et préparer une éventuelle course aux Dômes de Miage avec
le CAF en mai.
Montée au Puy Redon par les arêtes en montant dans le bois dès le parking des pistes du Mont Dore, les arêtes sont parfois en herbes sur le bas et sur les versants ensoleillés. Le regel est bon
et la neige, encore présente en quantité, porte bien. Content d'arriver au sommet du Redon, les jambes tirent un peu, la dernière sortie d'alpi remonte au mois de février.
Puy Redon
Petite contemplation en haut, pas mal de skieur de rando montent par le Val de Coure, un courageux dans l'Y.
Je décide de redescendre le couloir du Val d'Enfer, attention aux chutes de pierre en cette saison, ça parpine pas mal dès que le soleil tape sur les faces rocheuses.
Arête du Redon
Je part ensuite pour remonter l'arête du Pas de l'Ane, elle débute au pied du couloir du même nom et finie au sommet du Pas de l'Ane, belle ambiance, un peu de gaz et surtout quelques passages
bien péteux en mixte auvergnat où il ne faut surtout pas de fier aux prises sur la roche, elle est incroyablement mauvaise.
L'arête du Pas de l'Ane
Je ne sortirais pas au sommet mais à la sortie du couloir, le sommet est au soleil et donc pas en condition à cette date tardive.
Sympa d'être seul dans le Val d'Enfer, les pistes de ski fonctionnent encore, je termine la matinée au Puy de Sancy, rien de technique mais simplement pour le coup d'oeil, c'est toujours aussi
beau là haut.
Le Pas de L'Ane
Séquence émotion devant le triste spectacle d'Ice Cream qui se meure en ce mois d'avril
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