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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 19:54
  Nous voici donc au départ de cette belle course du Massif des Ecrins, sur la route, du col du Galibier nous avons pu admirer la Barre et le Dôme dominant majestueusement le massif, superbe !

  La route est longue pour rejoindre le Pré de Mme Carle, et déjà beaucoup de voitures sur le parking. Il est 12h00 quand nous commençons la grimpette jusqu'au refuge. Il fait beau, grand ciel bleu, et le soleil tape fort.


Le sentier est bon jusque sous le glacier blanc, bien tracé et assez large, plutôt raide. A partir du glacier les premiers névés apparaissent et le sentier est par endroit carrément comblé par une couche de neige très épaisse pour la saison. Nous montons en chaussures légères, ce qui a l'avantage d'être confortable mais ce qui veut dire aussi qu'il faut porter les Nepal dans le sac ce qui nous alourdi considérablement, ce choix sera quand même judicieux tant pis pour le poids  ! 


  Nous nous arrêtons au refuge du Glacier Blanc à 2550m d'altitude, nous avonc donc grimpé un peu plus de 600m de dénivelée ! Petite pause repas, on met une petite polaire car l'air se rafraichit, pas mal de monde qui fait une pause, beaucoup de cordée montent comme nous au refuge des Ecrins. Il est l'heure de chausser les grosses, on ne marchera quasiment plus sur la terre, la neige porte bien et la trace est très bien faite, la progression sur le glacier est facile, il est bien bouché. Notre progression continue tranquillement jusqu'au refuge, avec le Dôme en point de vue. Une bonne grimpette conduit au refuge, environ 100m de dénivelée depuis le glacier dans une grande pente de neige, mais pas besoin de crampons, nous montons dans les marches. Content d'arriver à 3150m, notre regard attiré par le Dôme. Nous nous installons au refuge, pour la petite histoire, il n'y a pas d'eau courante ! à la guerre comme à la guerre. Le gardien donne le ton, pour le Dôme réveil à 3h00 ! la nuit va être courte, très courte, difficile de dormir dans une chambrée de 20 et une chaleur étouffante peu importe demain ce sera l'ascension !


Réveil à 3h00, nous mettons pied sur le glacier à 4h00, encordement et c'est parti, nous remontons le glacier et les cordées qui sont devant nous, forme olympique  ! nous mettons 1h00 pour arriver au pied de la face, déjà nous scruttons le ciel qui semble s'ennuager un peu..

  Petite pause, nous reduisons l'encordement et c'est parti pour l'ascension, nous doublons rapidement les 2 cordées qui nous précédent, nous sommes que 2 et la progression est plus facile, les cordées de 4 ou 5 sont toujours plus lentes. Petit regard aux gros séracs du bas, nous traversons rapidement le couloir dangereux. La neige est bien transformé sur le bas, c'est un régal de cramponner. Nous suivons la piste de 2 skieur squi ont pas mal d'avance, les autres cordées suivent derrière nous. Plus nous progressons plus la neige devient poudreuse et la couche augmente avec l'altitude, cette couche de fraiche parait assez instable. Ca devient difficile et nous nous relayons pour faire la trace, chaque pas demande un gros effort; derrière nous le soleil se lève tandis qu'à l'ouest les nuages arrivent, la Meije à déjà disparu sous les nuages.

  Le brouillard, la neige et le vent déferlent  subitement  sur la face, mince ! Les 2 skieurs semblent progresser plus difficilement sur le haut, en effet nous sommes sous la barre et la couche de neige est maintenant vraiment épaisse, nous franchissons une crevasse, on ne traine pas, le pont de neige n'est pas très épais.  La visibilité devient nulle, vent violent, grosse accumulation de neige sous la barre, altitude 3850m, faut t'il continuer ?
Nous décidons de faire demi-tour, un guide de la cordée qui nous suit pense que ça devient sérieusement avalancheux, de toute façon aucun intérêt de monter au sommet dans cette tempête.

 Redescente donc rapidement, la tempête fait rage, toutes les cordées font de même, beaucoup n'ont même pas atteint le milieu de la face, nous aurons au moins la satisfaction d'être monté très haut et d'avoir su renoncer avec de telles conditions. La neige nous accompagnera jusqu'au refuge du glacier blanc, en dessous le temps est nettement plus clément. Nous dévalons rapidement les 2000m de dénvilée, pas besoin de se retourner, toute la montagne est prise dans le mauvais temps... pas de regrets !
  Nous reviendrons !

Le topo de notre ascension

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Published by Oliv et Aurel - dans Alpinisme Ecrins
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