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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 10:47

La montée au refuge de l’Aigle est si longue qu’une deuxième ascension s’imposait après celle réussie au Pic Central de la Meije le jour précédent (cf. article Doigt de Dieu ou pic central de la Meije). Nous allons ainsi profiter de la superbe météo pour gravir le fil de l’arête menant au sommet oriental de la Meije.

L’ascension est techniquement facile mais demande de l’aisance (engagement IV il me semble) et un assurage corde tendue efficace pour progresser rapidement. La cotation est F (facile) mais les conditions varient selon l’enneigement, plutôt PD à cette époque de l’année. Peu de matériel est nécessaire pour cette ascension, un brin de corde est suffisant, un piolet et des jambes « affutées »… Nous partirons donc légers, c’est agréable pour abattre les presque 500m de dénivelée séparant le refuge du sommet culminant à 3891m.

 

Après une soirée animée au refuge, nous sommes bien seuls à partir ce matin-là, tout le monde dort ! Cooker est descendu dans la vallée et Aurélien a besoin de repos. La cordée Théo-Olivier est reconstituée. Il est 6h30, nous partons du refuge pour rejoindre le glacier et le pied de l’arête. Le levé de soleil est grandiose.

La haute-montagne c’est aussi un jeu « d’ombres et de lumières »

 

Après 45 min, nous sommes à la rimaye, elle est peu ouverte et facilement franchissable (même en cette fin d’été). Nous allons suivre l’itinéraire suivant :

Itinéraire d’ascension de la Meije Orientale ce jour-là, les passages en rocher peuvent être à priori franchis différemment lorsque l’enneigement est plus important

 

Nous gravissons la courte pente assez raide en corde tendue, rien de difficile mais il faut un cramponnage fiable car la glace est bien apparente (vous pouvez éventuellement vous assurez plus solidement si vous en sentez le besoin). Nous suivons la large arête jusqu’au premier ressaut rocheux que nous gravissons au mieux par la gauche (versant Est) au départ dans des rochers stables puis par une traversée à droite en mixte sur du rocher plus délité. L’assurage se fait à l’épaule lorsque cela est nécessaire.

Départ de l’arête

Premier ressaut en rocher, l’escalade est facile mais en mixte le plus souvent

 Nous descendons dans une petite brèche avant de récupérer à nouveau le fil de l’arête qui devient de plus en plus étroit jusqu’au deuxième ressaut rocheux. L’assurage s’effectue en étant très proches l’un de l’autre, le premier de cordée tient d’une main ferme la corde pour parader toute erreur du second. Nous progressons rapidement dans le second ressaut rocheux (un piton en place) et arrivons sur la partie terminale très esthétique.

La partie finale de l’ascension

Il est à peine 8h30, nous sommes au sommet de la Meije Orientale pour profiter de la vue sur le Doigt de Dieu et sur les Ecrins que nous avons bien explorés cet été.

Panorama sur le massif des Ecrins au sud

Clin d’œil à la dernière ascension

 

Après presque 30 minutes à contempler les alentours, nous entamons la descente. Il ne faut pas trop attendre avant que le soleil ne rende la descente trop délicate. Nous descendons toujours face à la pente l’arête en neige, c’est rapide mais il faut être prudent et bien planter les 12 pointes. Les rochers se désescaladent facilement par le même chemin qu’à la montée (possibilité de s’assurer au passage le plus raide du dernier ressaut rocheux, ne pas utiliser de rappel).

 

Il est 10 heures nous sommes presque à nouveau sur le glacier. Aurélien nous observe depuis le refuge.

La cordée photographiée depuis le refuge de l’Aigle

 

Nous descendons jusqu’à la rimaye face à la pente l’un derrière l’autre, à vous de choisir votre technique d’assurage selon votre aisance dans ce genre de terrain.

Nous rejoignons le refuge après une ascension vraiment plaisante, seuls sur l’arête.

 

 

L’ascension de La Meije Orientale est incontournable vue sa beauté, elle est plus facile que celle du pic Central de la Meije mais demande d’être rapide avant que la neige de surface fonde et rende plus difficile la descente. Nous avons mis 2 heures à la montée et 1h30 à la descente sans jamais se presser. La course est donc assez courte. L’habitude de grimper avec Théo a facilité à nouveau les manips et la progression, ce qui est essentiel.

Ce séjour restera un très bon souvenir, merci à Marie pour son accueil au refuge.

 

Olivier & Théo

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Published by Oliv et Aurel - dans Alpinisme Ecrins
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commentaires

Moundir 13/11/2009 15:13


Reste flex le sommet sinon jte pète la gueule !