Trek et Randos

Mercredi 19 août 2009


Départ de Pralognan la Vanoise

4 jours du 13 au 16 août 2009

Distance totale : 67km

D+ : 5400m

Météo : grand beau, chaud.




Jour 1. Les Fontanettes – Refuge de l’Arpont : 20km, 7h00, D+ 1500m, D- 800m.

















La Grande Casse


Départ du parking juste au dessus de Pralognan, il se situe à environ 1500m d’altitude, il suffit ensuite de suivre le balisage du GR et les nombreux panneaux qui indique le refuge du col de la Vanoise, ce sera la partie la plus difficile de la journée. Les paysages sont superbes, nous passons au pied de l’Aiguille de la Vanoise où de nombreux grimpeurs sont dans les voies, nous longeons également la Grande Casse et son superbe glaciers des Grands Couloirs, on constate sont recul et la voie normale n’est pas du tout en condition c’est tout en glace et sacrément crevassé.


Nous continuons sur un sentier plus plat, nous laissons le refuge de la Vanoise sur notre droite et poursuivons en direction de plusieurs lacs. Après le blockhaus le sentier part en balcon à une altitude constante ou presque, c’est agréable sauf la traversée du gros pierrier.





Nous passons sous le Mont Pelve et sa calotte de glace. Toujours de jolis lacs et torrents, belle ambiance. Le refuge de l’Arpont pointe le bout de son nez, il est accroché sur une moraine, au loin une superbe cascade dévale les flancs du Dôme de l’Arpont.

Refuge de l'Arpont


Ce refuge est fréquenté, placé à un endroit stratégique beaucoup de randonneurs s’y arrêtent, quelques alpinistes aussi pour l’Arpont. Repos bien mérité, douche glaciale ! et balade jusqu’au lac glaciaire de l’Arpont après le dîner. La nuit est agitée, beaucoup de monde et on étouffe vite.

Dôme et glacier de l'Arpont



Jour 2. Refuge de l’Arpont – Refuge de la Fournache : 17km, 6h00, D+ 1200m, D- 1100m.


La Dent Parachée


Départ dans la fraicheur du matin, après une nuit un peu chaotique, nous ne nous pressons pas, l’étape est courte. Le sentier surplombe en permanence la vallée de la Maurienne, nous la longerons en balcon toute la journée, ce qui fait que la rando n’est pas difficile, il y a réellement qu’une seule montée un peu plus dur sur les flancs de la Dent Parrachée.

Sentier en balcon


A mi parcours le décor change et l’environnement devient sec, on est exposé plein sud, plus d’eau dans les torrents, herbes jaunies,  quelques pins poussent sur un sol devenu calcaire, on se croirait dans les Alpes de Haute Provence !

Face sud de la Parachée


Nous arrivons au dessus d’Aussois et le décor redevient savoyard, nous pénétrons dans le  vallon qui mène au fond d’Aussois, le refuge de la Fournache n’est plus très loin, il surplombe 2 lacs de barrages.

Lac du Vallon d'Aussois


Ce refuge privé est superbe, quasiment neuf il offre un bon confort, de plus le vallon compte 4 refuges sur 2km donc pas sur fréquentation. Nous prendrons une bonne douche chaude et passerons une bonne nuit réparatrice.


Jour 3. Refuge de la Fournache – Refuge de la Valette: 20km, 8h30, D+ 1900m, D- 1700m.


La veille le gardien de la Fournache nous annonce 10h00 pour rejoindre la Valette, en plus nous comptons faire le petit détour à la Pointe de l’Observatoire, la journée s’annonce longue !
















Fond d'Aussois


Nous quittons le refuge à 8h00 en direction du Fond d’Aussois, nous attaquons le Col d’Aussois qui est à plus de 2900m, le premier gros morceau de la journée, le soleil tape déjà fort et il nous accompagnera toute la journée. Au col nous laissons les sacs et partons pour grimper la Pointe de l’Observatoire et passer la barre des 3000m. De là haut la vue est superbe, les arêtes effilées de la Pointe de l’Echelle, l’aiguille de Péclet et de Polset, au loin les Ecrins, de l’autre côté le Mont Blanc étend ses arêtes enneigées. Nous apercevons une bonne partie du chemin qui nous reste à parcourir, ça promet ! au loin on devine la montée finale au refuge.


















C’est reparti pour une longue descente jusqu’à un torrent, ensuite le sentier zig zag en balcon au dessus de la vallée des Prioux, certains d’ailleurs s’arrêtent ici, pour nous il reste encore une étape le lendemain. Nous sommes dominés par les glaces de la Vanoise, des séracs immenses surplombent d’immenses falaises d’où dévalent des cascades.

Séracs suspendus


Refuge de la Valette


Nous arrivons dans le cirque du Nant, à environ 2200m, il reste à montée au col de la Valette à 2600m, en fin de journée et en plein soleil, cette montée est un véritable rempart. Nous sommes heureux de découvrir les 3 petits bâtiments qui forment le refuge de la Valette, nous arrivons assez tôt et nous pouvons nous poser, prendre une douche, se tartiner de créme, boire etc, ses moments de contemplation et de calme font un bien immense après de longues heures à crapahuter au soleil. Le soir nous admirons un superbe coucher de soleil depuis le lac qui est au dessus du refuge.  Beaucoup d’alpiniste dans ce refuge, il parte sur la voie normale du Dôme de Chasseforêt, de notre côté de lever est programmé pour 7h30 !




Jour 3. Refuge de la Valette - Pralognan: 9km, 4h00, D+ 600m, D- 1600m.



Sans se presser nous quittons notre dernier refuge, l’étape est courte et nous décidons de marcher doucement et de faire une journée « contemplation ». Nous prenons l’itinéraire des cirques, Petit et Grand Marchet. C’est très sauvage et nous ne croisons pas grand monde, il y a une seule montée, celle du col du Grand Marchet, relativement courte, la descente par contre est un petit peu périlleuse sur les premiers mètres, le rocher est pourri et file sous les pieds, prudence. Le reste se résume à une inexorable descente dans la vallée, c’est presque triste après tant de bons moments passés en altitude.






En conclusion, ce Tour des Glaciers de la Vanoise emprunte des sentiers fréquentés, bien balisés et sans aucune difficulté, les montées sont raisonables; le plus éprouvant a été le soleil et la chaleur, mais peut-on se plaindre du beau temps en montagne ?!!! On marche en permanence au dessus de 2000m et on peut même faire un 3000 avec la Pointe de l'Observatoire (3015m). Il existe de nombreuses variantes, tours et détours, 4 jours semblent un bon compromis pour avoir le temps d'apprécier.











Par Oliv et Aurel
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Mardi 26 mai 2009

Découverte des Gorges du Verdon et des Calanques + petit détour par les Dentelles de Montmirail


Le mois de mai est apprécié pour ses jours fériés et quand en plus le soleil est au rendez-vous il faut en profiter le plus possible. Les conditions en haute montagne n’étant pas encore assez bonnes pour aller y trainer les crampons nous avons décidé d’aller de muscler les mollets en rando.

Les Gorges du Verdon, sentier Imbut et Martel : vendredi 8 mai

Je rejoins Olivier au parking du Point Sublime au petit matin, nous y laissons une voiture, nous nous dirigeons au départ de la rando : au chalet de la Maline.

Le site est superbe, on domine les gorges et on aperçoit tout au fond les eaux vert émeraude du Verdon.  Nous descendons par le sentier du GR4, nous traversons la passerelle pour partir sur le sentier de L’Imbut, c’est vraiment superbe, il y a pas mal de passages équipés de câbles qui rendent la marche très ludique, le sentier est parfois taillé à même la falaise. Le site du Styx vaut le détour, le Verdon ne fait plus que quelques mètres de large et à sculpté la roche.


Le Styx, sentier de l'Imbut





Passages équipés de câbles


Nous continuons en crapahutant sur les rochers direction le carrefour du fameux sentier Vidal. Changement de rythme ! on attaque droit dans le pentu, heureusement qu’il y a des arbres pour se hisser, le sentier qui permet d’atteindre le pied de la falaise est pourri et tout roule sous les pieds. En plaisantant on se dit que le sentier Vidal doit passer dans cette falaise que l’on voit sur notre gauche, et bien dans  le millet ! On distingue des câbles un peu plus haut !!

Sentier Vidal, taillé à même la falaise

C’est assez impressionnant vu d’en bas mais finalement quand on est dedans il n’y a rien de bien méchant, le gros avantage c’est qu’on prend vite de l’altitude et la remontée sur le plateau est rapide, une dernière échelle et nous sommes  à la route. Nous repartons sur le GR, cette fois-ci bien plat, en direction de l’Auberge des Cavaliers, qui fait face au chalet de la Malin. C’est à cet endroit que nous redescendons dans les gorges, un panneau signale que le chemin est interdit, étrange ! Nous ne remarquons rien de particulier et pas mal de monde est passé outre cette interdiction. Retour au point de départ ou presque puisque nous sommes de nouveau à la passerelle de l’Estellié, nous la traversons et repartons en remontant de Verdon le long du sentier Martel.


Ce sentier est très fréquenté, le cheminement est simple par rapport à l’Imbut, les passages câblés sont rares et le passage le plus impressionnant est la descente d’une série d’escaliers très raides mais qui ne donnent pas une réelle sensation de vertige. Le passage le plus ludique est au niveau des tunnels, le premier est court alors que le suivant fait 650m, il est indispensable d’avoir une lampe de poche. Sur la fin des « fenêtres » sont ouvertes sur les gorges du Verdon et on peut découvrir d’impressionnantes falaises en surplomb ou pendent quelques vieilles cordes d’escalade.

Tunnel de 650m sur le Martel

Une fois les tunnels franchis, la rando touche à sa fin, on traverse un parking et il reste la remontée sur le Point Sublime, sans grande difficulté ; nous y retrouvons la voiture. Grosse journée tout de même, nous avons fait entre 23 et 25km.

Panorama du Point Sublime

Retour au chalet de la Maline en voiture par la route des crêtes, nous nous arrêtons à plusieurs belvédères afin d’admirer les voies d’escalade.

Falaise de l'Escales

Nuit courte sous la tente, nous repartons à 4h00 du matin pour rejoindre le départ de notre deuxième rando : Cassis

Quelques conseils et remarques :

Il n’y a aucun point d’eau sur les 2 sentiers

Les bâtons de marche sont inutiles, ils seront même gênants.

Le sentier Vidal n’est pas si impressionnant que cela, même dans la partie raide et équipé il n’y a pas de sensation de vertige.

Pour le Martel, prévoir une lampe de poche pour les tunnels (indispensable), les rochers sont tellement patinés que ça doit être une belle savonnette par temps de pluie !

Attention aux vols dans les voitures, l’endroit est exposé, ne rien laissé à l’intérieur et laisser la boîte à gants vide et ouverte.

 

La traversée des Calanques, de Cassis à Callelongue : Samedi 9 mai

Nous allons laisser une voiture près de Marseille, à Callelongue et nous repartons à Cassis, point de départ de la traversée des Calanques.


Il fait chaud dès le matin et la journée s’annonce longue, on nous annonce 11h00 pour rejoindre Callelongue !

La distance à vol d’oiseau n’est pas très importante mais quand on regarde sur la carte, le GR contourne chaque calanque et suit le rivage qui est très très découpé, à cela il faut rajouter le dénivelé qui promet d’être important à la fin de la journée.

Nous enchainons donc calanque après calanque toujours plus belle les unes que les autres, nous craquons pour Envau qui est une des plus sauvages ; beaucoup sont très fréquentées et il y a déjà beaucoup de baigneurs.

Souvent nous nous arrêtons pour regarder les nombreuses voies d’escalades, il y en a vraiment partout, les calanques sont réputées et un peu sur-fréquentées.

Envau

Le point culminant du parcours est le passage de la Grande Candelle, un beau raidillon pour y arriver mais la vue vaut le détour, le paysage est superbe, les eaux d’un bleu magnifique. Nous ne nous attardons pas très longtemps car il nous faut avancer, la route est longue !


Monter, descendre et recommencer ! Ce sont les maitres mots de la journée, nous accumulerons au total 2500m de dénivelé positifs pour environ 27km. C’est assez impressionnant vu que nous ne sommes tout de même pas en montagne. Nous bouclons le parcours en 9h00, soit 2h00 de moins que le temps annoncé, mais il faut avouer que tous les deux nous en avons un peu plein les pattes ; ce parcours se fait habituellement tranquillement sur 2 jours ; nous sommes vraiment satisfait de l’avoir fait en intégralité et d’avoir pu profiter du beau temps et des ces paysages.

 

Quelques conseils et remarques :

Attention pour les futurs randonneurs des calanques, il faut apporter beaucoup d’eau, il n’y a aucune source sur le trajet, nous avons bu à deux, 7 litres dans la journée (en faisant attention) donc plus tard dans la saison et avec un peu plus de chaleur il faut être particulièrement attentif.

Dans le sens Cassis Marseille, les plus grosses difficultés sont sur la première moitié, on fini donc par du chemin plus cool et moins pénible. On marche aussi le soleil dans le dos, ce qui est plus agréable.

Les bâtons de marche sont inutiles.

Attention aux vols dans les voitures, l’endroit est exposé, ne rien laissé à l’intérieur et laisser la boîte à gants vide et ouverte.


Les Dentelles de Montmirail : dimanche 10 mai

Journée light pour terminer le week-end, nous allons simplement faire le tour des dentelles par un petit sentier (balisage point bleu). Petite variante bien sympathique c’est la montée sur le Turc (sommet des dentelles) par la chambre du Turc, un boyau qui perce la paroi de part en part et permet de déboucher sous le sommet, rien de difficile ni de trop technique mais un beau passage qui pimente un peu la rando, il faut néanmoins être à l’aise sur le rocher et faire quelques pas d’escalade sans danger. Nous pique niquons au sommet avec un magnifique panorama sur les vignobles des Côtes du Rhône et sur les massif du Ventoux.

Chambre du Turc, sous le sommet
Sommet du Turc
Panorama du sommet

La journée se termine devant une bière bien fraîche à Gigondas, heureux de ce week-end au soleil et satisfait d’avoir pu faire le programme prévu, nous avons une nouvelle fois découvert d’autres régions et de nouveaux sites.

Par Oliv et Aurel
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Dimanche 28 décembre 2008

 

Itinéraire: Corrençon en Vercors - Vallon de Combeau

Cotation: Facile

Principales difficultés et remarques: Peu de dénivelée, orientation très difficile par mauvais temps, températures parfois extrêmes, attention aux grouffres et scialets.

Météo: Grand beau, une aprés-midi et un matin de brouillard, températures clémentes.

Conditions: Beaucoup de neige entre 40cm et 1m.

Etapes:
- Corrençon-Tiolache du milieu
- Tiolache du milieu-Cabane des Aiguillettes
- Cabane des Aiguillettes-Cabane de Pré Peyret
- Pré Peyret-Chaumailloux
- Chaumailloux-Vallon de Combeau

Equipement: Le nécessaire pour tenir en autonomie 5 jours, le GPS peut s'avérer indispensable en cas de brouillard


  Le team Vivalpi ne manque pas d'idées et quoi de mieux pour occuper ces vacances de Noël qu'un petit trek en raquettes de 5 jours sur les hauts plateaux du Vercors. Ce sera notre première expé en autonomie. La météo s'annonce très bonne avec du soleil tous les jours, peu de vent et un bon regel nocturne. Toutes les conditions sont réunies pour un superbe séjour.
  Départ de Langeac pour Corrençon en Vercors, l'occasion de découvrir ce massif, nous passerons la soirée à Villars-de-Lans avant de dormir dans la voiture (pas très confortable une 306...)

1ère étape: 15km
  Départ matinal puisque nous étions réveillés de bonne heure, petit déjeuner sur le parking des pistes de ski de fond et nous partons à la frontale en longeant les larges pistes de ski, l'itinéraire est bien indiqué sur le début, nous suivons le GR91. La trace est faite, des raquettistes sont passés quelques jours avant nous, nous nous enfonçons dans la forêt en progressant facilement et rapidement. Nous arrivons à la cabane de Carette alors que le jour se lève et que le soleil nous promet une belle journée, petit coup d'oeil à l'intérieur, tout est calme, personne n'y a dormi.

 Nous continuons dans ces forêts dépaysantes, on se croirait facilement en Laponie. Nous traversons parfois d'immenses clairières lieu de patûres estivales pour les moutons. Le parcours est valloné sans plus, pas de grandes bosses mais plutôt une succession de radadas. Nous entrons dans le canyon des Erges, la neige y est profonde, la température glaciale, c'est long et ça n'arrête pas de monter ! Epuisante traversée, nous sommes heureux d'en sortir et de retrouver le soleil. Nous ne sommes plus très loin de la fin de l'étape, reste à trouver la cabane qui n'est pas au bord du GR, un petit coup d'oeil au GPS pour être sûr de la direction et voilà que nous apercevons son toit couvert de neige et une petite fumée qui s'échappe de la cheminée. Le lieu est magnifique, dans une petite clairière gavée de neige, la cabane fait face au soleil, nous y trouvons le poêle allumé et un confort tout relatif à l'intérieur. Il est environ 15h00, l'après-midi va passer très vite, repas, faire de l'eau pour le soir et le lendemain, aller couper du bois, faire sécher les affaires, préparer le repas du soir etc, la nuit tombe rapidement. 2 personnes arrivent à la nuit tombée, elles ont failli dormir dehors ne réussissant pas à trouver la cabane, quelle chance il fait même preque bon à l'intérieur (5°C peut-être)!
 








Le sommeil est souvent le plus fort les soirs, après une journée passée à l'extérieur plus les efforts en raquettes, nous n'aurons pas du mal à nous endormir.

Le réveil est frisquet, le poêle est éteint, il ne faut pas trainer pour déjeuner et se réchauffer avec un bon café. Nous refaisons les sacs, le soleil brille et nous repartons sur le GR, plein sud.








2ème étape: 15km
 Nous retrouvons le GR, le paysage est un peu plus varié et moins forestier, nous nous rapprochons des plus hauts sommets du Vercors, la progression est toujours aussi facile sur le sentier bien tracé. Petit arrêt ravitaillement à la cabane de la Jasse du Play qui nous parait bien moins chaleureuse que notre petit refuge de Tiolache. Nous repartons direction le pied du Grand Veymont. Un peu plus loins nous quittons le GR, nous voulons monter à la cabane des Aiguillettes située sur les contreforts du Veymont, le GPS est parfait et nous permet d'avancer rapidement en étant certain du chemin, nous trouvons le vallon qui monte au pas des Chattons (1827m) , unique grosse montée de la journée, assez épuisante en plein soleil et dans une neige croutée (qui casse en surface à chaque pas). L'arrivée sur les crêtes est superbe avec un panorama magnifique sur les hautes chaînes des alpes et une vue plongeante sur la vallée.



L'endroit est idyllique, il ne reste plus qu'à trouver la cabane, elle tient tout ses promesses, ensevelie jusqu'au toit par la neige, seul le battant du haut de la porte est dégagé, nous descendons donc à l'intérieur qui fait plus penser à une cave qu'à une cabane, mais c'est parfait. L'intérieur est frais et humide, il n'y pas de poêle !!! Comme à chaque fois nous sommes bien occupé, ça prend beaucoup  de temps de faire fondre suffisamment d'eau pour le soir et le lendemain; nous aurons quand même le temps de faire un peu de lecture et d'étudier les cartes pour le lendemain.

















3ème étape: 8km

  Nuit très fraîche (0°C ?), il ne faut pas sortir le bout du nez du duvet ! Réveil matinal et nous sortons contempler le lever de soleil sur les sommets alpins, la vallée est plongée dans un épais brouillard, quelle chance nous avons d'être ici, seuls, en paix. Nous nous apercevons que nous sommes en train de marcher sur la piste d'un loup qui est passé tout près de la cabane, ces traces sont fraîches puisque le vent a soufflé une bonne partie de la nuit et les auraient au moins recouvertes en partie. Cela rajoute un peu plus de mystère à ces lieux. Nous trainons, aucun de nous n'ayant semble t-il vraiment envie de redescendre, drôle de sentiment.
Nous reprenons la descente par le Pas des Chattons alors que le soleil réchauffe le Grand Veymont, dans la descente nous observons 6 Trétas qui eux aussi prennent le soleil dans une éclaircie, nous contournons aussi un beau scialet ! L'étape sera courte et nous prenons notre temps, profitant de chaque instant et chaque endroit, nous retrouvons le GR non loin de la Grande Cabane dans cette immense plaine qu'il faut traverser.

  Vers 12h00 nous arrivons déjà à la cabane de Pré Peyret, il fait chaud au soleil, nous nous changeons et en profitons pour sécher et aérer les habits. Corvée d'eau et de bois, par chance nous trouvons une belle souche sèche que personne n'a réussi à entamer, mais nous nous avons une hâche ! Elle nous chauffera une bonne partie de la soirée et nous ferons un beau feu qui fera grimper quelque peu la température. Nous nous demandons si nous aurons de la visite le soir du réveillon de Noël.



Un mec en ski de rando nous a rejoint, viendrons ensuite 2 étrangers qui en fait vont bivouaquer en tente à côté de la cabane, et finalement un couple arrive alors que la nuit est tombée. Nous serons donc 5 à réveilloner jusqu'à 21h30 ! La nuit sera bonne, pas très chaude mais plutôt douce. Le lendemain nous partirons pour la découverte des plateaux du Sud.






4ème étape: 8-10km
  Nous reprenons notre route sur le GR91 qui est bien moins tracé au delà de la cabane de Pré Peyret, seule une trace de ski de fond.
Nous montons jusqu'au col du Pison qui ouvre les portes des hauts plateaux du sud, le paysage change encore, avec une forêt morcellée et un relief tout en cuvette, la neige est profonde et c'est un régal de faire la trace tantôt dans un creux, tantôt sur l'arête d'une congère, nous croisons une floppée de pistes d'animaux : renards, loups, lièvres, écureuils, sangliers, lynxs ?







  Au loin le Mont Aiguille dresse fièrement sa pyramide, nous nous en approchons de plus en plus alors que de vilaines nappes de brouillard remontent de la vallée. Rapidement nous passons d'un grand beau soleil à une purée de pois glaciale, c'est à peine si nous voyons la bergerie de Jasse Neuf. Nous navigons au GPS et n'apercevons le refuge de Chaumailloux qu'au dernier moment. L'ambiance est polaire, tout givre rapidement, nous allons chercher du bois. Olivier se rapelle d'un tas de branche plus ou moins sèche qu'il avait repéré l'été dernier. Malheureusement tout cela brûle très mal et nous n'arriverons jamais à chauffer le refuge, tout juste l'enfumer ! Nous rencontrons Patrice, un baroudeur très sympathique qui nous fait partager beaucoup de ses expériences, nous lui racontons notre modeste parcours autour d'une belle tranche de jambon qu'il nous a offert!
  Le brouillard ne se lève que le temps de faire une photo du Mont Aiguille, cool, nous rentrons faire le repas et se mettre au fond du duvet... brrrrrr


5ème jour: 8km
 
  Nous nous levons, il neige ! 5cm sont rapidement tombés sur le matin, Patrice hésite à partir et à s'élancer sur les plateaux sans visibilité. Grâce au GPS nous partons tranquillement dans la direction qui nous ménera au vallon de Combeau, le terme de la traversée.










  Nous découvrons un plateau dénudé, battu par les vents qui ressemble aux Causses du Massif Central avec en prime la chaîne alpine en toile de fond, instants magiques que nous apprécions  le plus possible sentant que la fin approche. Au delà du col du Creuson c'est la grande descente sur le vallon de Combeau, petit détour pour visiter l'abri de l'Essaure. Nous continuons la descente en forêt, le plateau s'éloigne et peu à peu nous nous rapprochons de la civilisation, dommage nous nous étions bien habitués à cette vie solitaire. Pour la petite histoire, nous avons bavardé longuement avec le propriétaire du gite de Combeau qui s'avère être originaire de Pinols un petit village situé à côté de chez nous; que le monde est petit. Nous attendons le taxi qui nous remontera à Corrençon en finissant notre dernière ration de nourriture. C'est la fin du voyage... Une superbe expérience, parfaite pour la découverte de la vie en autonomie, nous ne cherchions pas le défi physique mais plutôt apprécier cette vie où tout ce que l'on fait est important et doit être fait, nous avons encore beaucoup appris.

Par Oliv et Aurel
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