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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 17:36

L’ascension de l’arête Sud du Pic du Glacier Blanc s’imposait de façon logique après la traversée réussie de l’arête des Cinéastes le jour précédent (cf. article Pointe des Cinéastes). Cet itinéraire est côté Assez Difficile, l’engagement est II, les passages les plus difficiles sont donnés IV mais l’escalade est le plus souvent dans le II et le III. Le dénivelé de l’arête est d’environ 300m mais le développement à parcourir est assez important.

Pic du Glacier Blanc : Itinéraire de l’Arête Sud


Levé matinal au refuge du Glacier Blanc, mais nous prenons notre temps et surtout avalons un maximum de tartines pour tenir la journée. Pas la peine de se presser, il faut attendre que les rayons du soleil éclairent le bas de l’arête pour débuter l’escalade, sinon c’est la caillante assurée pour les mains. Heureusement la face où débute l’escalade est exposée à l’Est donc dès 7h30 on peut escalader à cette époque de l’année. Départ du refuge vers 5h30, à 8h00 nous sommes prêts pour débuter le dièdre fissuré. Patience nous ne sommes pas seuls aujourd’hui, 2 autres cordées s’engagent sur le même itinéraire. Le très beau temps annoncé en ait peut-être la raison.

Théo s’élance dans le dièdre (bien facile à repérer) en IV qu’il escalade sur 15m environ (2 pitons), traverse à gauche puis continue dans un petit un mur assez aérien, ça met d’entrée dans l’ambiance ! Il longe alors le fil de l’arête jusqu’à une petite terrasse. C’est idéal pour faire un relai sur becquet et c’est à mon tour de partir le rejoindre. L’ambiance est vraiment sympa dans cette longueur pas trop difficile sur un rocher de qualité.

Le départ de l’itinéraire : dièdre en IV et arête en III bien exposés au soleil du matin


Nous continuons quelques mètres sur le fil de l’arête puis rejoignons de grandes vires qu’on parcourt assez longtemps corde tendue (elles permettent de contourner plusieurs gendarmes) jusqu’à une pointe bien marquée.

Les vires versant Est de l’arête


Quelques passages aériens en III sont présents avant d’escalader la pointe qui termine ses vires.

Concentration de tous les moments sur ces passages aériens


Il faut passer légèrement côté Ouest à l’ombre avant de rejoindre le fil de l’arête. Nous escaladons en corde tendue en passant la corde derrière des becquets rocheux ou en plaçant une protection lorsque la difficulté l’exige. Puis nous effectuons une courte désescalade aérienne jusqu’au rappel.

L’escalade avant le premier rappel


Après être descendus dans la brèche par le rappel de 25 mètres, nous escaladons en oblique sur une environ 20m sur des dalles en III+ (relai possible sur la droite à la sortie).

La partie en dalles après la brèche


Nous reprenons alors l’escalade corde tendue sur le fil de l’arête jusqu’à rejoindre le sommet du gendarme. Cette partie est vraiment intéressante. On arrive au second rappel de 15 m cette fois-ci.

Le rappel


Nous avons rattrapés la cordée nous précédant, c’est l’occasion de contempler le cirque du Glacier Blanc et les sommets alentours. Le cadre est majestueux.

Le Glacier Blanc et la silhouette si connue de la Barre des Ecrins, au second plan on aperçoit le Pic Sans nom

Les Agneaux (à gauche), le Pic des Pavéous au centre et le Clocher de Clouzis au fond contemplés depuis l’arête Sud du Pic du Glacier Blanc


L’escalade est moins soutenue ensuite mais l’ascension n’est pas encore terminée ! Nous tirons une longueur de 50m depuis la brèche en partant vers la gauche dans un système de fissures. La fatigue des 2 jours commence à se ressentir nous avons préféré s’assurer correctement sur ce passage.



Ensuite, nous contournons des gendarmes par des vires versant Nord-ouest et des ressauts en rocher très moyen, il faut rechercher l’itinéraire dans cette dernière partie. Ça passe à plusieurs endroits, Théo choisit de passer là où le rocher est le plus stable. On s’assure corde tendue le plus souvent. A un moment donné on rejoint l’arête, nous contournons délicatement un gros bloc par la gauche (1 piton) et c’est le sommet dix mètres plus loin. Délivrance après 4h d’escalade.

Dernier mouvement d’escalade pour Olivier avant la sortie au sommet


Chacun à droit à sa photo souvenir sous le soleil de plomb et le ciel bleu.

Théo & Olivier au sommet du Pic du Glacier Blanc


Nous entamons la descente par l’arête Est (petit sentier) puis rejoignons une selle neigeuse (crampons au pied) en direction du col du Glacier Blanc.

Un sentier marqué par des cairns descend dans des éboulis et rejoint une grande pente que nous traversons puis descendons en appuyant sur la gauche (descente d’un pierrier). Le cheminement jusqu’au Glacier Blanc est alors évident. Après 2h de descente nous sommes bien contents de retrouver la terrasse confortable du refuge… Bilan : 9h refuge à refuge.


L’escalade de l’arête Sud du Pic du Glacier Blanc est un souvenir inoubliable, la vue sur les alentours est à couper le souffle, la tranquillité est assurée et surtout le rocher est bon dans l’ensemble. L’enchaînement Arête des Cinéastes – Arête Sud du Pic du Glacier Blanc que nous avons fait nous a permis d’augmenter notre vécu dans ce genre de terrains si particulier que sont les arêtes. Ces courses sont l’occasion d’alterner les manières d’être encordés et de se protéger suivant la difficulté rencontrée. Donc il faut prévoir au moins 4 sangles, 2-3 coinceurs (petits à moyens), 2-3 friends et 4 à 5 dégaines pour cet itinéraire. Cette course requiert un sens de l’itinéraire plus important que pour l’arête des Cinéastes, l’Aiguille Dibona ou Tour Choisy. La cotation est normale.

 

Olivier & Théo

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Published by Oliv et Aurel - dans Alpinisme Ecrins
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 17:34

Vendredi soir : petit coup de téléphone à un gardien de refuge pour connaître les conditions dans la face nord des Agneaux où nous avons prévus d’aller. Les conditions de neige ne sont pas extras et en plus l’isotherme 0°C est à plus de 4000m d’altitude. Décidément, il n’y aura pas beaucoup de courses de neige cet été ! Nous irons donc ce WE au Glacier Blanc et au refuge du même nom pour de l’alpinisme en rocher.

Après 1h30 de route nous arrivons (Olivier et Théo) au pré de Mme Carle. Il est minuit. On plante le bivouac en 2 min et on se couche. Levé à 5h00, départ vers 6h00, nous montons à petit pas le sentier (on ne croise personne) en direction de l’objectif du jour : la traversée de l’arête sud des Cinéastes jusqu’à la 6ème et plus haute pointe. C’est la voie la plus classique pour escalader la Pointe des Cinéastes qui culmine à 3203m. La cotation est donnée AD (Assez Difficile) dans les bouquins avec un engagement II. Les passages les plus délicats sont côtés III et IV. L’équipement en place est dit « classique », cependant seulement une poignée de pitons jalonnent l’itinéraire, autant dire qu’il ne faut surtout pas dévisser.

L’arête des Cinéastes vue de profil, une escalade variée et magnifique

L’Arête des Cinéastes depuis le Sud, escalade aérienne


Nous arrivons au refuge du Glacier Blanc (2542 m) pour déposer le matériel inutile pour la course : il est 8h00. Petit casse-croûte et nous partons rejoindre « les cinéastes ». Du refuge du Glacier Blanc, il faut remonter le sentier du col du Monêtier sur environ 500m puis se diriger vers le nord (à gauche) pour remonter une moraine en direction des contreforts Ouest de la Pointe des Cinéastes. A ce moment rejoindre une vire à l’aplomb du sommet principal (quelques traces de passage).

Nous commençons par rejoindre la première brèche en corde tendue (anneaux de buste, etc.) en longeant une grande vire puis en remontant facilement un large couloir, aucune difficulté après le ressaut de départ.

Départ de l’itinéraire


Une fois à la brèche séparant la première pointe (qu’on n’escalade pas) à la seconde, on s’engage dans la traversée de l’arête. Les choses sérieuses débutent… Nous gravissons corde tendue le fil de l’arête (plutôt côté droit, 1 piton, III) jusqu’au sommet de la deuxième pointe.

En corde tendue à l’approche de la 2ème pointe


On descend dans la seconde brèche puis nous suivons une vire et des fissures ascendantes en oblique, c’est le passage le plus délicat équipé de deux pitons. La cotation est III puis IV, mais franchement c’est plus difficile (plutôt V à mon avis). Nous rejoignons alors le pied du dièdre qui mène à la troisième pointe. Théo s’élance en grosses dans le toit, un pas un peu adhérence (III+ pas évident) assez exposé puis c’est le dièdre en III. Je passe beaucoup plus facilement en chaussons assuré par Théo qui a confectionné un relai sur la plate-forme en haut du dièdre.

La troisième pointe est à l’horizon, on voit très nettement le toit vers lequel il faut se diriger

Le piton protégeant le passage du toit

Troisième pointe de l’arête des Cinéastes


La vue est splendide sur le Glacier Blanc, la Barre des Ecrins et en toile de fond le Pelvoux, le Pic Sans Nom et les Ailefroide.

Vue sur le Glacier Blanc


La vue est imprenable sur le Pelvoux, le Pic sans Nom, l’Ailefroide et le Pic Coolidge (de gauche à droite)

Nous désescaladons jusqu’à la brèche suivante et nous décidons de contourner les 4ème et 5ème pointes par la gauche (vire évidente) car le mauvais temps semble se préciser. Il suffit de gravir alors la sixième pointe plus raide mais facile avec de bonnes prises.


Escalade de la 6ème pointe qui culmine à 3203m

La vue est superbe, il n’y a personne, c’est vraiment plaisant.

L’enchaînement des 6 pointes vues depuis le sommet de la 6ème pointe

Au sommet

Nous effectuons plusieurs rappels successifs à renforcer si nécessaire (de 25m au maximum donc un brin de corde de 50m suffit pour cet itinéraire) pour descendre dans la brèche suivante dans un premier temps puis dans le couloir sur le versant Est. On pose alors pied sur les vestiges du glacier Tuckett. Bilan : 3h 30 d’escalade depuis le départ y compris les rappels.


Le second rappel depuis la brèche

En 30 minutes, nous rejoignons le refuge du Glacier Blanc par les névés puis le sentier de départ. Il est 14 heures passé, repos mérité. 2h plus tard, des trombes d’eau s’abattent.

Pour cet itinéraire, il est utile d’avoir plusieurs sangles (de 120 cm c’est assez pratique) pour confectionner des protections autour de becquets, 2-3 coinceurs, 2-3 friends moyens et quelques dégaines. C’est une course vraiment intéressante, variée avec une marche d’approche réduite donc elle se fait aisément en une journée. C’est une course à réaliser absolument dans le massif des Ecrins et en plus elle n’est pas très longue, avec un dénivelé raisonnable et n’exige pas un sens de l’itinéraire. Le rocher est de qualité très souvent, se méfier sur certaines portions. L’arête faitière compte 9 pointes, il est possible de continuer sur les pointes suivantes.

J’avais choisi de grimper en chaussons pour être plus à l’aise, par contre ça fait 2 kg de plus dans le sac. On peut se passer d’un piolet pour la descente à mon avis, un bâton de marche suffit.

Bonne escalade si vous décidez d’aller sur « la croisière » voir les cinéastes… Pour nous deux, ce sera l’arête Sud du Pic du Glacier Blanc demain (cf. article Pic du Glacier Blanc, arête Sud).

 

Olivier & Théo

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Published by Oliv et Aurel - dans Alpinisme Ecrins
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 10:02
L’objectif de l’ascension est clair. Parcourir un itinéraire sauvage, loin des sentiers battus avec au final le sommet des Rouies (Valgaudemar). Ce sera une ascension assez longue : l’escalade de l’arête du Pic Occidental du Vaccivier (ou Pointe Duhamel) avec une difficulté technique limitée (IV maxi sur 30m) mais un véritable itinéraire à tracer sur cette arête qui ne doit être que rarement parcourue puis nous rejoindrons le glacier des Rouies jusqu’au point culminant à 3589m. La cotation globale est AD.

 

Jeudi soir : nous appelons le gardien du refuge du Pigeonnier pour réserver pour le samedi, mais c’est la nuit des refuges, complet ! Tant pis, nous allons bivouaquer, nous serons plus chargés pour la montée mais ça sera sympa, à coup sûr. La cordée gapençaise (Olivier et Théo) est accompagnée par 2 amis surmotivés pour leur première saison d’alpinisme. Ils feront une voie plus facile et plus directe par le couloir des Rouies.

 

Départ depuis le refuge du Gioberney (1642m) en direction du refuge du Pigeonnier, le sentier est agréable, il domine le Torrent de Muande Bellone pendant 1h avant de monter à l’aplomb du refuge. Nous apercevons alors l’arête et la pointe Duhamel qui constituera la première partie de l’ascension.

DSC01137tracéL’arête menant à la pointe Duhamel (ou Pic W du Vaccivier), en rouge : le départ de l’itinéraire

Nous allons essayer de bivouaquer juste sous l’arête pour aller repérer le départ, histoire de gagner un peu de temps lorsque nous partirons à l’aube. Nous trouvons un magnifique belvédère pour installer les deux tentes. Nous sommes bien installés, un peu dans les nuages mais quel luxe de profiter de la montagne de cette manière ! Nous observons l’arête toute la soirée, ça nous laisse perplexe, l’itinéraire n’est pas du tout évident, la description du Labande est difficile à déchiffrer. Bon, « tant fais pas, on verra bien » dixit Théo.

DSC01014Le bivouac

Levé matinal, on plie tout et on planque les affaires, on part léger avec que des choses utiles. Dix minutes de marche et nos deux amis nous quitte, nous rejoignons alors le départ de la voie. A froid alors que le soleil ne s’est pas encore levé, c’est bien raide surtout avec les grosses aux pieds, du coup on choisit de tirer une petite longueur. Protection sur coinceur bien sûr.

DSC01049Le départ de l’itinéraire, Théo s’y lance

DSC01052Le Sirac comme décor d’ascension

La suite du parcours est une succession de grandes vires caillouteuses ascendantes avec par ci par là des passages un peu plus raides. Nous ne consultons que très peu le topo, nous essayons de suivre un parcours au feeling avec pour objectif une tour avec un dièdre, c’est le passage le plus technique (cotation IV il me semble), nous y arrivons 1h30 après le départ. On tire une longueur de 40m.

DSC01058Le crux de l’itinéraire, rien de difficile

A la sortie du passage, nous rejoignons alors réellement pour la première fois l’arête, l’itinéraire devient évident. La progression se fait à nouveau corde tendue en suivant le fil de l’arête peu aérienne. On enchaîne alors sur une partie un peu plus raide mais toujours facile.

DSC01065DSC01069DSC01078


4h après le départ nous arrivons sur la croupe en neige : on met les crampons, et hop à peine 5 min pour être au sommet de la pointe Duhamel. Nous profitons de la vue, le ciel est bien découvert. On débute alors la descente en direction de l’ouest vers le petit col dominant la sortie du couloir qui nous sépare du glacier des Rouies (20 min). Nous déposons tout l’attirail sur le glacier, nous gardons un brin de corde et un piolet et attaquons la traversée du glacier complètement bouché.

DSC01098Le glacier des Rouies avec le sommet au fond

Au moment d’attaquer la petite pente finale, les jambes sont lourdes et c’est au courage que nous rejoignons le sommet dans les nuages. Bien heureux une fois de plus d’être en haut d’un sommet après 6h d’effort. Cependant, nous ne pouvons pas apercevoir l’Olan pourtant proche.

           DSC01108DSC01110

Olivier et Théo au sommet des Rouies


Pour la descente (1h jusqu’au bivouac), le soleil éclatant est de la partie, le retour se fait par la voie normale jusqu’au bivouac où nous attendent patiemment les deux collègues bien contents de leur ascension.

DSC01119Descente sur le glacier (la Pointe du Vallon des Etages au 1er plan à droite)

Un bon casse-croûte, et nous redescendons dans la vallée du Valgaudemar.

 

L’ascension des Rouies par la Pointe Duhamel est originale et à coup sûre atypique. Elle se déroule dans un cadre sauvage, loin des foules des grandes voies normales. Quel plaisir de rechercher son itinéraire sans engagement particulier, l’arête ne présentant pas de difficultés insurmontables. Par contre, nous n’avons pas probablement respecté l’itinéraire décrit dans le « Labande ». La traversée du glacier des Rouies et le final est facile et beau. Le rocher est de qualité correcte sur l’arête : c’est un itinéraire recommandable pour apprendre doucement à grimper avec les chaussures d’alpi. C’était notre premier bivouac sous tente en haute-montagne, au pied de l’ascension.

 

Olivier et Théo

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 18:19

Le samedi matin nous avons effectué une voie d’escalade de 200 mètres à Ailefroide (cf. Article Ailefroide), nous montons l’aprèm au refuge des Ecrins (3175m) pour faire le couloir sud de Roche Paillon puis effectuer la traversée jusqu’au Pic de Neige Cordier par Roche Emile Pic et le col du même nom. C’est une course assez complète : pente de neige, escalade rocheuse, terrain mixte, rapidité, gaz. Un bon concentré dans un niveau peu difficile : la course est cotée PD.

Après 4h00 de marche, on arrive au refuge des Ecrins. La vue est magnifique sur la Barre des Ecrins, ça n’a pas changé depuis l’an dernier. On a amené notre propre bouffe pour 1 à 2 jours.

La Barre des Ecrins, toujours aussi stylée


On se lèvera à 4h, 1h après les cordées partant pour le Dôme de Neige des Ecrins. Du coup à 3 heures, c’est le « trifouillage » intempestif, je ne sais pas ce que les cordées du Dôme cherchent dans leur sac mais ça va bien durer 1 heure. Quand on se lève, on comprend : il neige, aucune visibilité, personne n’est partit. Ça s’améliore un peu, nous partons vers 5h30.

Il y a 20 cm de neige fraîche au départ. On rejoint le col neigeux au-dessus du refuge (2 mecs font la trace devant nous), ça brasse. On remonte la pente de neige jusqu’au pied du couloir qu’on atteint après 1 heure de marche. C’est 30cm de fraîche sans regel nocturne : la progression est ralentie. Durant l’été il faut s’attendre à trouver une rimaye à cet endroit.

On attaque le couloir Sud qui est goulotté sur les 50 premiers mètres. C’est une pente régulière de 300m à 40° jusqu’à son sommet. Il est en bonne condition. Ya de l’ambiance car on avance dans « les nuages » avec une visibilité limitée. On est 4 à grimper au même rythme, 1 heure après on arrive à son sommet. Pour rejoindre le sommet de Roche Paillon, c’est en temps normal du rocher facile, mais là on est face à des conditions hivernales : tous les rochers sont plâtrés de neige. Théo rejoint le sommet avec prudence, les autres renoncent et moi aussi. C’est trop délicat. Pour la traversée d’arête par Roche Emile Pic, on choisit de ne pas tenter l’impossible : l’arête est très cornichée sur une cinquantaine de mètres et les conditions météos ne sont pas bonnes. Du coup aucune visibilité sur la Meije et les autres sommets.

On redescend par le couloir face à la pente. Une éclaircie, on voit les cordées sur les pentes du Dôme de Neige, 1h plus tard on est au refuge. La matinée est finalement bien ensoleillée.

Roche Paillon et le couloir Sud

 

Dommage que la météo n’ait pas été de la partie, sinon cette course  est un magnifique terrain de jeu qui n’est pas très connu, pensez-y si vous restez plusieurs jours au refuge. On remercie d’ailleurs le gardien et son équipe pour la convivialité et l’accueil réservé.

 

Olivier & Théo

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 17:26
C’est un week-end prolongé, nous décidons d’aller passer un petit séjour dans le massif du Soreiller au refuge du même nom qui n’est pas gardé à cette époque. La météo annonce un temps assez instable mais ce n’est pas grave, nous déciderons au jour le jour du programme. Nous voulons effectuer l’ascension de l’Aiguille Dibona par sa face sud, la plus impressionnante et surtout la plus élégante. Si les conditions sont réunies, nous irons visiter l’Aiguille Centrale ou Occidentale du Soreiller.

Il est 11h : départ du petit village des Etages (vallée du Vénéon) à quelques kilomètres de La Bérarde pour rejoindre le refuge situé à 2719m. Il y a 1100m de dénivelée, le sentier serpente au-dessus des Etages puis rejoint une combe qu’on parcourt pendant 30 minutes avec de gros névés à cette époque, on débouche alors dans le cirque du Soreiller. L’apparition de la Dibona annonce la couleur : une flèche de granit qui met tout de suite dans l’ambiance. Superbe !


 







 

 

Le sentier pour monter au refuge du Soreiller

 



Le cirque du Soreiller : Aiguille Occidentale du Soreiller, Aiguille Centrale du Soreiller, Aiguille Dibona et Aiguille Orientale du Soreiller (de gauche à droite)

 

Nous arrivons vers 14h30 au refuge après une montée tranquille sous un soleil éclatant, on a les sacs assez lourds car on a amené le matos et la nourriture pour 2-3 jours. Peu de monde, environ 15 personnes, on installe le barda dans la salle à manger, 2 chambres sont ouvertes pour dormir. On repère la partie visible de notre itinéraire depuis le refuge. L’aiguille présente une face de près de 350m bien sèche. L’itinéraire choisit emprunte une combinaison de voies ouvertes dans les années 1930, c’est à notre niveau : homogène dans le 4b/4c avec des pas de 5b. La voie normale de la Dibona est situé de l’autre côté, ce sera notre itinéraire de descente par 2 rappels successifs de 25m. Petit coup de téléphone à la météo montagne de Briançon (08 92 68 02 05) : nuit avec voile nuageux, vent 70 à 100 km/h en crête pour la journée, le temps tient le matin puis cela bourgeonne vers midi pour donner un temps de plus en plus encombré et orageux dans l’aprèm. Ce n’est pas le top, on verra le matin.

Lever à 7h00, petit déjeuner, on parle de ce qui nous attend, on va devoir installer des friends et des coinceurs car l’équipement est très aéré voir inexistant, c’est une première pour nous dans une grande voie. Théo est confiant comme d’hab, moi j’attends de voir ce que donne la cotation à l’ancienne. L’ambiance est vraiment sympa au refuge, un guide et ses clients nous laissent même leur surplus de bouffe! Départ à 8h20 du refuge le plus léger possible, 5 minutes suffisent à rejoindre par les névés le bas de la face, 5 minutes pour s’équiper (chaussons d’escalade) et on s’engage dans la première longueur facile en IV.

Pour le topo, je ne décrirai pas précisément l’itinéraire, il y des topos pas mal sur « camp to camp ». Il est utile de bien repérer celui-ci pour éviter de se lancer dans du plus difficile.

On démarre la véritable ascension dans la fissure dièdre puis on s’engage dans le tunnel (L2), ça met l’ambiance, on enlève le sac pour passer et on l’accroche au baudrier (escalade en 4c). La 3ème longueur continue dans la dalle fissurée et il faut s’engager rapidement avant un passage humide à droite (4c) dans la voie « Berthet ».

Vue sur le Vallon et la Pointe du Vallon des Etages en face du massif du Soreiller

 

On grimpe ensuite deux longueurs sur l’arête Sud-est (voie « Sept d’un coup ») en 4c et 5b (L4 et L5) avec un petit pas bien sympa dans la seconde. D’ailleurs il n’y a aucun point, on a fait une longueur un peu freestyle sur l’arête, le « vrai » itinéraire est peut-être plus à droite. Théo effectue les longueurs en tête et protège de quelques coinceurs son avancée, je les récupère derrière. Il est utile d’avoir des sangles de 120 cm pour éviter le tirage au niveau des protections mises en place. On rejoint la vire Boell, c’est une petite traversée facile (L6).

L’itinéraire se lance alors sur la partie gauche de la face Sud : la longueur L7 (50-60m) présente au début une dalle facile (couloir « Boell ») puis on s’est engagé dans un dièdre peu protégeable d’une quinzaine de mètres sur la droite et le relai est sur une terrasse. L‘escalade est vraiment superbe.

Le temps commence à être perturbé, des cumulus font leur apparition sur les sommets alentours, il ne va pas falloir traîner. A présent, on est dans les cannelures « Stöfer » (L8) en 5b, pas si facile que ça le paraît puis c’est le passage le plus impressionnant de la voie : un surplomb plein gaz ! Quelques mètres après la sortie, c’est le relai. A ce moment, on décide de partir sur la gauche de la dalle qui nous fait face (erreur, la voie qu’on voulait emprunter partait en oblique sur la droite), on effectue alors la sortie « Livanos » (L9) plus difficile, qui longe l’arête Ouest avec un passage en 5c intéressant. Les nuages ne sont pas venus jusqu’à l’Aiguille Dibona, tant mieux.

Nous arrivons alors dans la dernière longueur où nous contournons par l’Est les difficultés, il y a un seul point dans cette longueur facile. Nous sortons au sommet heureux d’avoir accompli cette ascension mythique qui a duré environ 6 heures (je pense que 4 heures suffisent pour une cordée rompue à ce genre de terrain). Il y a quatre personnes sur le minuscule sommet. Ambiance magnifique !

La cordée au sommet


L'Aiguille Centrale du Soreiller depuis la Dibona  &  La fine arête en face Nord 

 

 

 

 


Après 10 minutes au sommet, le temps est à nouveau menaçant. Les relais de descente (voie normale) sont bien équipés mais le relai intermédiaire est sous presque 1m de neige. Il va falloir faire le deuxième rappel sur un béquet (car on a une corde simple de 70m). Mais Stéphane et Philippe avec lesquels « on a grimpé » durant toute la journée (ils ont fait la voie Coup de Bambou) car on les retrouvait lorsque les voies se croisaient, nous prêtent leur corde à double (2x50m) pour descendre d’un seul trait la voie normale jusqu’au pied des clochetons de Gunneng. Puis on finit avec eux la petite désescalade en traversée qui permet de rejoindre la neige. Mise en commun du matériel, solidarité en montagne ! Des gestes qui comptent.

Et là, l’orage éclate durant quelques instants: de la petite pluie puis des grêlons. Les 4 autres alpinistes descendent vite car ils « entendent les abeilles ».

 

 

 

 

 

La brèche Gunneng

 

On enfile les grosses qui étaient dans le sac et c’est le retour au refuge en 45 petites minutes par les grandes pentes de neige. Il commence à pleuvoir de façon plus intense alors que nous rentrons à l’abri. Nous sommes bien contents de notre journée sur ce granite exceptionnel pour la haute-montagne.

L’itinéraire effectué à l’Aiguille Dibona : voie Berthet-Sept d’un coup-Boëll-Stofer-Livano, 400m d’escalade en 10 longueurs, cotation D (cet itinéraire peut présenter des approximations au vu de la grandeur de la face, vous devez être maître de votre décision et s’attendre à ne pas retrouver exactement la voie décrite)

 

L’ascension de l’Aiguille Dibona par sa face Sud est une escalade magnifique sur un rocher stable et adhérent. Cet itinéraire est une magnifique façon de progresser dans l’alpinisme en rocher. Il faut néanmoins une certaine expérience de la montagne, une continuité dans l’effort et être à l’aise dans le niveau de difficulté de la voie car les chutes sont à exclure (pose de coinceurs et friends, très peu d’équipement en place, les relais sont corrects mais sont à renforcer avec une sangle par exemple). Attention, les cotations anciennes sont souvent plus difficiles que celles rencontrées en falaise (plus difficile que le Pic de l’Aiguille par exemple, cf. l’article en question).

Le refuge semble ne pas être trop fréquenté en mai, profitez-en pour y aller avant l’afflux de masse de l’été.

L’Aiguille Dibona (face Nord) contemplée le lendemain depuis l’arête menant à l’Aiguille centrale du Soreiller

 

L'arête menant à l'Aiguille centrale du Soreiller débute aux clochetons de Guneng et continue jusqu'au pied de l'Aiguille Centrale. L'escalade est en II, ce jour-là c'est un peu plus difficile car les rochers sont enneigés. Personne aux alentours, nous profitons pleinement de la haute-montagne.

 

Olivier & Théo

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 17:06

Ailefroide est un petit village situé dans les Hautes-Alpes (05) à 1500 m d’altitude devant les imposants contreforts du Pelvoux. Ailefroide est un merveilleux cadre « montagne » pour réaliser des escalades de grandes voies lorsque la neige a disparue. C’est le style dalle sur un rocher assez sûr. Les voies sont classées terrain d’aventure mais elles sont généralement équipées. L’accès aux différents spots est assez rapide depuis le village.

 

Ailefroide et au loin la route du Pré de Mme Carle

 

Nous avions prévu d’effectuer l’ascension du couloir Dewèze au Pic Coolidge très tôt le samedi matin mais après un repérage le vendredi soir depuis la moraine du Glacier Noir, nous prenons la décision de ne pas se lancer dans l’itinéraire. Un peu déçu de voir que le couloir est sec à mi-pente et sur la sortie alors que nous ne sommes pas encore au mois de juin. Hé bien nous irons faire une grande voie à Ailefroide le matin (on a amené le matos d’escalade) et nous monterons au refuge des Ecrins l’aprèm pour une petite ascension le lendemain.

 

Comme on n’a pas de corde à double, on est limité sur le choix des voies puisque les rappels font 45m. On décide d’effectuer la voie « A tire d’Ailes froides » dans le spot « Fissure d’Ailefroide » car on peut descendre à pied par un sentier une fois sortis de la paroi.

A tire d’Ailes froides : cotation D+, 230m, 6a max (5/5+ obligé), 8 longueurs, bon équipement.


Le secteur Fissure d’Ailefroide, la voie réalisée est située sur la partie gauche de la paroi

 

On traverse le camping puis la rivière et on est au pied de la voie situé sur un éboulis. Il est 8h30. Les deux premières longueurs sont les plus verticales en V et V+, l’escalade est agréable sur ce rocher sombre et bien adhérent qui n’est pas froid ce matin-là. Aucune difficulté particulière, l’équipement est récent et plutôt rapproché.



Les 6 longueurs suivantes sont en dalle (IV- à V+) bien penchées à l’excepté de quelques ressauts faciles. Il y a un pas en 6a mais ne vous laissez pas impressionner si c’est votre niveau max car le passage nous a paru plus facile que la cotation indiquée. L’ambiance est assez végétale : quelques touffes d’herbe et des arbustes par ci par là. On n’a pas vraiment l’impression d’être à 150 m de hauteur.

Escalade en dalle

 

Il est 11h00, on arrive en haut après 2h30 d’escalade, la vue sur la vallée est agréable. L’escalade n’a pas été physique, c’est tout sur les pieds. Parfait, ça ne nous aura pas fatigués pour la course le lendemain. Compter une demi-heure pour rejoindre le point de départ par le sentier un peu escarpé. Cette voie n’est pas vraiment intéressante à escalader, je ne vous la conseille pas particulièrement. On mange, on prépare les sacs et c’est parti pour quatre heures de marche jusqu’au refuge des Ecrins.

 

Ailefroide est spot agréable pour grimper, il n’y avait presque personne ce matin-là, il y a sans aucun doute beaucoup plus de monde en été. Attention à ne pas comparer la cotation de cette voie avec celle réalisée à l’Aiguille Dibona (cf. l’article en question). Le V de la Dibona est plus difficile et l’engagement n’est pas comparable (pose de coinceurs, espace entre points d’assurage, recherche de l’itinéraire,…).

 

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 17:20

Le soleil brille en ce début de mois de mai, pourquoi ne pas aller grimper ? C’est parti ! Excursion à Sisteron au site d’escalade des Baumes dans les Alpes de Haute-Provence (04) au bord de la Durance. Le site d’escalade est localisé juste en face de la ville et de la citadelle fortifiée sur un superbe contrefort rocheux.

L’accès au spot est direct depuis le petit parking situé à côté du pont, les claquettes aux pieds et on y est ! La vue est imprenable sur la ville de Sisteron et les styles de grimpe sont variés : dalle, dièdre, dévers.

 

 

 

 

 

 

 















Sisteron et sa citadelle vu depuis la falaise
  &  Le spot des Baumes

Ce jour-là on va escalader plusieurs longueurs du 4c au 6a en alternant le premier de cordée. Le calcaire est de qualité, beaucoup de voies sont dans le 5 ou le 6. On effectue notamment une voie sympa dans un dièdre de 30m puis une voie en 6a sur l’éperon à gauche du dièdre.

En exercice dans le dièdre

C’est aussi l’occasion d’escalader une voie facile ouverte par Jean-Marc Boivin en mémoire d’un proche disparu.

Une partie du secteur de la falaise des Baumes

Si le soleil tape trop fort, pas de souci, il y a possibilité de grimper à l’ombre dans une ambiance atypique, dans une grande faille soit en dalle, soit en dévers mais la cotation est bien sûr plus élevée.

La faille de la falaise des Baumes

 

Ce site permet de grimper dans des voies variées dans le 5 ou le 6 sur un rocher agréable exposé au sud. Il n’y a pas de marche d’approche. Par contre, la route est proche donc ce n’est pas le calme absolu…

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 12:14

Découverte des Gorges du Verdon et des Calanques + petit détour par les Dentelles de Montmirail


Le mois de mai est apprécié pour ses jours fériés et quand en plus le soleil est au rendez-vous il faut en profiter le plus possible. Les conditions en haute montagne n’étant pas encore assez bonnes pour aller y trainer les crampons nous avons décidé d’aller de muscler les mollets en rando.

Les Gorges du Verdon, sentier Imbut et Martel : vendredi 8 mai

Je rejoins Olivier au parking du Point Sublime au petit matin, nous y laissons une voiture, nous nous dirigeons au départ de la rando : au chalet de la Maline.

Le site est superbe, on domine les gorges et on aperçoit tout au fond les eaux vert émeraude du Verdon.  Nous descendons par le sentier du GR4, nous traversons la passerelle pour partir sur le sentier de L’Imbut, c’est vraiment superbe, il y a pas mal de passages équipés de câbles qui rendent la marche très ludique, le sentier est parfois taillé à même la falaise. Le site du Styx vaut le détour, le Verdon ne fait plus que quelques mètres de large et à sculpté la roche.


Le Styx, sentier de l'Imbut





Passages équipés de câbles


Nous continuons en crapahutant sur les rochers direction le carrefour du fameux sentier Vidal. Changement de rythme ! on attaque droit dans le pentu, heureusement qu’il y a des arbres pour se hisser, le sentier qui permet d’atteindre le pied de la falaise est pourri et tout roule sous les pieds. En plaisantant on se dit que le sentier Vidal doit passer dans cette falaise que l’on voit sur notre gauche, et bien dans  le millet ! On distingue des câbles un peu plus haut !!

Sentier Vidal, taillé à même la falaise

C’est assez impressionnant vu d’en bas mais finalement quand on est dedans il n’y a rien de bien méchant, le gros avantage c’est qu’on prend vite de l’altitude et la remontée sur le plateau est rapide, une dernière échelle et nous sommes  à la route. Nous repartons sur le GR, cette fois-ci bien plat, en direction de l’Auberge des Cavaliers, qui fait face au chalet de la Malin. C’est à cet endroit que nous redescendons dans les gorges, un panneau signale que le chemin est interdit, étrange ! Nous ne remarquons rien de particulier et pas mal de monde est passé outre cette interdiction. Retour au point de départ ou presque puisque nous sommes de nouveau à la passerelle de l’Estellié, nous la traversons et repartons en remontant de Verdon le long du sentier Martel.


Ce sentier est très fréquenté, le cheminement est simple par rapport à l’Imbut, les passages câblés sont rares et le passage le plus impressionnant est la descente d’une série d’escaliers très raides mais qui ne donnent pas une réelle sensation de vertige. Le passage le plus ludique est au niveau des tunnels, le premier est court alors que le suivant fait 650m, il est indispensable d’avoir une lampe de poche. Sur la fin des « fenêtres » sont ouvertes sur les gorges du Verdon et on peut découvrir d’impressionnantes falaises en surplomb ou pendent quelques vieilles cordes d’escalade.

Tunnel de 650m sur le Martel

Une fois les tunnels franchis, la rando touche à sa fin, on traverse un parking et il reste la remontée sur le Point Sublime, sans grande difficulté ; nous y retrouvons la voiture. Grosse journée tout de même, nous avons fait entre 23 et 25km.

Panorama du Point Sublime

Retour au chalet de la Maline en voiture par la route des crêtes, nous nous arrêtons à plusieurs belvédères afin d’admirer les voies d’escalade.

Falaise de l'Escales

Nuit courte sous la tente, nous repartons à 4h00 du matin pour rejoindre le départ de notre deuxième rando : Cassis

Quelques conseils et remarques :

Il n’y a aucun point d’eau sur les 2 sentiers

Les bâtons de marche sont inutiles, ils seront même gênants.

Le sentier Vidal n’est pas si impressionnant que cela, même dans la partie raide et équipé il n’y a pas de sensation de vertige.

Pour le Martel, prévoir une lampe de poche pour les tunnels (indispensable), les rochers sont tellement patinés que ça doit être une belle savonnette par temps de pluie !

Attention aux vols dans les voitures, l’endroit est exposé, ne rien laissé à l’intérieur et laisser la boîte à gants vide et ouverte.

 

La traversée des Calanques, de Cassis à Callelongue : Samedi 9 mai

Nous allons laisser une voiture près de Marseille, à Callelongue et nous repartons à Cassis, point de départ de la traversée des Calanques.


Il fait chaud dès le matin et la journée s’annonce longue, on nous annonce 11h00 pour rejoindre Callelongue !

La distance à vol d’oiseau n’est pas très importante mais quand on regarde sur la carte, le GR contourne chaque calanque et suit le rivage qui est très très découpé, à cela il faut rajouter le dénivelé qui promet d’être important à la fin de la journée.

Nous enchainons donc calanque après calanque toujours plus belle les unes que les autres, nous craquons pour Envau qui est une des plus sauvages ; beaucoup sont très fréquentées et il y a déjà beaucoup de baigneurs.

Souvent nous nous arrêtons pour regarder les nombreuses voies d’escalades, il y en a vraiment partout, les calanques sont réputées et un peu sur-fréquentées.

Envau

Le point culminant du parcours est le passage de la Grande Candelle, un beau raidillon pour y arriver mais la vue vaut le détour, le paysage est superbe, les eaux d’un bleu magnifique. Nous ne nous attardons pas très longtemps car il nous faut avancer, la route est longue !


Monter, descendre et recommencer ! Ce sont les maitres mots de la journée, nous accumulerons au total 2500m de dénivelé positifs pour environ 27km. C’est assez impressionnant vu que nous ne sommes tout de même pas en montagne. Nous bouclons le parcours en 9h00, soit 2h00 de moins que le temps annoncé, mais il faut avouer que tous les deux nous en avons un peu plein les pattes ; ce parcours se fait habituellement tranquillement sur 2 jours ; nous sommes vraiment satisfait de l’avoir fait en intégralité et d’avoir pu profiter du beau temps et des ces paysages.

 

Quelques conseils et remarques :

Attention pour les futurs randonneurs des calanques, il faut apporter beaucoup d’eau, il n’y a aucune source sur le trajet, nous avons bu à deux, 7 litres dans la journée (en faisant attention) donc plus tard dans la saison et avec un peu plus de chaleur il faut être particulièrement attentif.

Dans le sens Cassis Marseille, les plus grosses difficultés sont sur la première moitié, on fini donc par du chemin plus cool et moins pénible. On marche aussi le soleil dans le dos, ce qui est plus agréable.

Les bâtons de marche sont inutiles.

Attention aux vols dans les voitures, l’endroit est exposé, ne rien laissé à l’intérieur et laisser la boîte à gants vide et ouverte.


Les Dentelles de Montmirail : dimanche 10 mai

Journée light pour terminer le week-end, nous allons simplement faire le tour des dentelles par un petit sentier (balisage point bleu). Petite variante bien sympathique c’est la montée sur le Turc (sommet des dentelles) par la chambre du Turc, un boyau qui perce la paroi de part en part et permet de déboucher sous le sommet, rien de difficile ni de trop technique mais un beau passage qui pimente un peu la rando, il faut néanmoins être à l’aise sur le rocher et faire quelques pas d’escalade sans danger. Nous pique niquons au sommet avec un magnifique panorama sur les vignobles des Côtes du Rhône et sur les massif du Ventoux.

Chambre du Turc, sous le sommet
Sommet du Turc
Panorama du sommet

La journée se termine devant une bière bien fraîche à Gigondas, heureux de ce week-end au soleil et satisfait d’avoir pu faire le programme prévu, nous avons une nouvelle fois découvert d’autres régions et de nouveaux sites.

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 16:57

Nous partons (Olivier et Théo) ce matin-là pour l’ascension du Pic de l’Aiguille, sommet situé dans le Dévoluy et qui culmine à 2140m. L’objectif est d’effectuer l’ascension par sa face la plus abrupte : la face Est parcourue par une voie de près de 400m de long pour un dénivelé de 300m. La cotation globale est estimée à D- avec un bon équipement en place.

 

Retour au Pic de l'Aiguille le dimanche 19 juillet, avec Aurélien, plus de neige à cette époque et des conditions franchement estivales. Escalade toujours aussi sympa malgré les chutes de pierres dans les 2 premières longueures, casques obligatoires, le reste est tout en dalle. Quel plaisir de grimper à la hauteur où l'aigle royal vol.

 

 

De Gap, il faut compter 30 minutes pour rejoindre le point de départ du sentier qui mène au pied de la face (Col Bayard, route du col de Gleize puis suivre une piste forestière à droite dans une épingle un bon km avant le haut du col). A présent, compter une heure pour rejoindre la face (utiliser la carte IGN 3437 OT CHAMPSAUR Vieux Chaillol) par un sentier puis une montée directe par un grand pierrier au niveau d’une grande pancarte en bois. Les névés nous ont un peu ralentis ce jour-là.


Tracé de l’itinéraire dans la face Est du Pic de l’Aiguille

L’ascension se réalise normalement en 11 longueurs, mais comme l’escalade est relativement facile nous allons doubler les longueurs. Les relais indiqués en noir sur l’itinéraire sont donc espacés de 70m environ. On a donc effectué 7 longueurs dont la dernière très courte.

 

 

Départ dans un névé bien épais, nous grimpons quelques mètres sur le rocher pour nous équiper sur une petite terrasse et hop c’est le départ ! La L1 (cotation 4) est pénible à grimper. Le rocher n’est pas très bon, la solidité de chaque prise doit être vérifiée et c’est très exposé aux chutes de pierres. Il faut donc être rapide et concentré. Le casque est indispensable.

Le départ de l’itinéraire

 

La L2 débute sur une dalle lisse bien inclinée puis on reprend l’escalade pourrie sur plus de 40m. C’est facile (cotation 3) mais même recette : tester la stabilité des appuis pieds et la solidité des prises. Eviter tant que possible de parpiner le second au relai (les chutes de pierre sont assez fréquentes aussi dans cette longueur).

Théo dans L2

 

Nous rejoignons dix mètres plus loin un autre relai sur lunule pour gagner dix mètres de corde pour la prochaine longueur. Puis L3 et L4 (cotation 4+/5a) s’effectuent sur une grande dalle avec des cannelures très prononcées, l’adhérence est excellente et l’escalade agréable, on peut progresser rapidement sur près de 150m. C’est peu expo aux chutes de pierre. On rejoint alors l’arête ou est situé le quatrième relai.

Relai sur lunule et L4 en dalle

 

Même topo pour L5 et L6 (cotation 4+) en longeant le plus souvent l’arête. Toujours agréable, belle vue sur les Ecrins.

Fin de L4 et début de L5 au bord de l’arête

 

La dernière longueur est courte, il y a un petit ressaut (cotation 5b) sans difficulté particulière. Le premier de cordée assure le second par un relai avec sangle.

Le ressaut pour terminer l’ascension

 

Nous sortons au sommet 3h15 après avoir débuter L1. La vue est dégagée sur le Champsaur à l’Est et les Ecrins derrière, le Pic de Bure à l’Ouest.

Le Champsaur 

Le Pic de Bure dans le Dévoluy

 

La cordée au sommet

 

 

La descente s’effectue par un sentier entre le Pic de l’Aiguille et le Pic de Gleize après avoir suivi l’arête Sud du Pic de l’Aiguille.

Bilan : l’escalade du Pic de l’Aiguille est sympa, peu fréquentée à priori. Une bonne course pour appréhender la grimpe en montagne avec un équipement nickel. Mieux vaut être seuls pour limiter les chutes de pierre.

Beaucoup de neige sur les sommets encore. Aurel, c’est quand que tu débarques à Gap ? ;-)

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 16:22

Rendez-vous avec la difficulté à Buoux dans le département du Vaucluse (84). Le temps annoncé à Gap n’est pas extra alors nous (Olivier et Théo) décidons d’en profiter pour partir dans le Lubéron à la rencontre de ce site, haut-lieu de l’escalade dans les années 80. Patrick Edlinger y effectue un solo intégral dans le film « La vie au bout des doigts ». Le site est situé dans un vallon où serpente une rivière dans le fond. L’accès aux différents secteurs s’effectue depuis l’un des trois parkings en 5 à 10 minutes : il suffit de traverser la rivière puis grimper par un des multiples sentiers situés dans le bois. La falaise est bien exposée au soleil.

 

Le vallon au site d’escalade de Buoux

 

On débute la journée sous un soleil généreux dans un des premiers secteurs dont on accède depuis le parking n°1. Nous n’avons pas le topo officiel, on se lance dans une voie; pas évident ! On consulte un topo, c’est 5b/5c (« La gibottière »). On comprend alors que l’escalade à Buoux s’annonce corsée. D’autant qu’aujourd’hui, j’ai pas la forme : une séance de blocs 2 jours plus tôt a laissé des traces…

Départ de la gibottière

 

Puis Théo grimpe plusieurs voies dans le secteur Ok Carole situé sur une terrasse à presque mi-hauteur de la paroi. La cotation à Buoux est sévère et la plupart des voies vont de 6a/6b à 8a. Une des particularités est d’escalader grâce à des prises en forme de trou où l’on peut y glisser 1 ou 2 doigts.

 

Puis BAM ! L’orage éclate, retour au parking sous les grêlons, journée finie.

 

Bivouac à quelques km de Buoux.

 

Retour dimanche sous le soleil, on grimpe dans le secteur PGF à 5 min du parking n°2, un concentré de voies accessibles en dalle : ce sera « La confiture pour cochon », « Lapin des sables » et autres. Les placements de pieds sont essentiels. Le nom des voies pas inscrit sur le rocher à quelques exceptions qui permettent de se repérer.

La confiture pour cochon

 

On rejoint ensuite le secteur Mur Zappa juste à côté où les voies sont plus verticales. C’est 5c/6a pour « Minouchette chérie » avec un départ difficile (on peut s’aider de l’arbre et ça va tout de suite mieux !) puis « PGF », un peu plus fin pour Théo. La pluie arrive, on descend.

 

 

Olivier dans « Minouchette chérie »

 

Buoux est un petit coin du Lubéron vraiment sympa où l’escalade s’effectue dans un cadre magnifique avec des voies de 1 à 4 longueurs. Ce site est plutôt réservé pour des grimpeurs d’un bon niveau mais on peut prendre plaisir sur des voies plus faciles où les petits trous (ou golots) réservent une escalade atypique. La végétation en bas des voies permet à l’assureur d’être à l’ombre. La météo a été capricieuse mais l’escalade a été bien agréable. Nous avions amené un pote avec nous (Ghis) mais le site n’est pas dédié à l’initiation, c’est partie remise.

Le pilier des fourmis, le mur du Styx et le Bout du monde (de gauche à droite) : les secteurs phares de Buoux

 

 

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