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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 16:56

Course: Traversée des Pointes Lachenal, 3613m

Itinéraire: Facile, descendre prudemment l'arête de l'aiguille du midi, rejoindre le col des Cosmiques et la première pointe Lachenal (celle de gauche, sommet en neige). Traverser de gauche à droite. Descente de la troisième pointe rapide (exposée au sérac, rimaye) rejoindre le plateau du col du Midi, remonter à l'Aiguille (neige pourrie l'aprés midi)

Cotation: AD-

Principales difficultés et remarques: Cheminée de 45m non équipée avec un pas de IV, attention à l'exposition aux séracs en descendant de la dernière pointe.

Météo:

-Samedi grand beau chaud

Conditions: Pente de neige bien gelée, rocher sec, les rimayes passent très facilement.

Dénivelée:

- Jour1: environ 350m

Horaires:

30 min de l'aiguille du midi pour rejoindre les Pointes

3h30 pour faire la course, à 3

1 heure environ pour remonter au téléphérique

Equipement:
4 ou 5 sangles pour équiper la cheminée, descendeur, dégaines, broches à glace selon conditions.

 

    Nous retrouvons Théo pour nous accompagner pour cette course qui est son idée, avec Olivier nous n'avions pas entendu parler de cette sympathique traversée. Vu les événements et l'écatombe au Tacul le week-end avant, nous avons préféré rester sages. Nous avons eu droit à une superbe journée de montagne avec un temps magnifique et doux.

   
Montée classique par le téléphérique histoire de bien engraisser la Compagnie du Mt Blanc... et nous voilà sur l'arête de l'aiguille du midi, sans être piégeuse elle interdit tout faux pas !

   









Nous rejoignons rapidement le pied de la première pointe Lachenal; le décor est sublime, nous sommes au pied du Tacul, à côté de la Dent du Géant, des Grandes Jorasses et de l'Aiguille Verte etc, bref que du mythique !









Nous commençons dans la pente raide de neige qui mène à la première pointe, rien de difficile, une courte arête conduit à la 2ème qui nécessite quelques pas dans le granite avant de rejoindre de l'autre côté un rappel qui est équipé, il fait environ 15m.










Nous partons ensuite sur une petite traversée afin de rejoindre une arête de neige, il y a quelques points sur le rocher permettant un assurage.
  
   








L'arête de neige passe très bien et nous arrivons au pied de la cheminée; Théo très à l'aise en rocher passe en tête et pose quelques sangles dans la longueur, nous suivons facilement avec Olivier, le rocher est délité en gros blocs qui offrent pas mal de prises.

    A la sortie de la cheminée, il faut terminer jusqu'au sommet dans une pente un peu en glace, ce passage un peu casse gueule est court.

   












Sommet de la troisième pointe, 3613m et toujours un panorama énorme, sous le regard menaçant d'un énorme sérac en train de se décrocher du Tacul, il est vraiment immense et ne devrait pas tarder à tomber, quelques bons morceaux ont déjà roulés sur le plateau du Col du Midi.

    Descente rapide donc pour ne pas s'exposer trop longtemps là dessous !

   








Malheureusement Théo donne quelques signes de MAM, nous mangeons rapidement près de l'abri Simond et nous décidons de redescendre, Théo va galérer un bon moment pour remonter sur l'arête, au courage il tient bon.

   


Cette course est vraiment à faire, elle est variée, esthétique, peu dangereuse et très formatrice, bien que cotée AD- , elle est très accessible et courte.

 

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Published by Oliv et Aurel - dans Alpinisme Mont-Blanc
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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 18:57

Course: Mont Blanc, 4810m

Itinéraire: Refuge du Gouter et arête des Bosses

Cotation: PD

Principales difficultés et remarques: Montée à l'aiguille du Gouter toujours délicate selon les conditions, traversée du Grand Couloir. Arête des Bosses parfois efilée. Pas ou peu de crevasse

Météo:

-Samedi matin beau puis aprés midi orage et neige en soirée

-Dimanche, grand beau, pas de vent, doux

Conditions: Aiguille du Gouter séche, arête des bosses excellentes, nous avons fait la trace jusqu'à Vallot.

Dénivelée:

- Jour1: 1500m

- Jour2: 1100m

Horaires:

2h50 pour le refuge du Gouter

3h00 pour le sommet

Equipement:
Bâtons indispensables pour le sommet. Piolet par sécurité et pour traversée du grand couloir s'il est en neige. Longe pour éventuellement se vacher aux cables.

 

Nous avons eu la chance de pouvoir réserver 2 places au refuge du Gouter, nous avions appelé au mois d'avril, et nous n'avons pas eu le choix des dates, le 26 juillet.
Nous avons donc passés la semaine précédente à surveiller la météo pour connaître au plus tôt les tendances pour ce fameux week-end. Le jeudi nous sommes fixés, dimanche matin il fera beau, nous confirmons aussi tôt la réservation.
Le vendredi la météo confirme le beau temps annoncé le dimanche, par contre samedi : le massif du Mt Blanc s'ennuage rapidement et de violents orages éclatent dès la mi-journée, amélioration dans la nuit...

Bien renseignés, nous partons tôt le samedi et prenons le premier train qui monte au nid d'Aigle, départ à 7h30 du Fayet et arrivée à 8h30 à 2750m. Il fait beau ! Nous commençons la longue ascension jusqu'au refuge du Gouter à 3817m.

Le débarquement !

Le sentier est bon jusqu'au refuge de Tête Rousse à 3150m, nous y sommes rapidement, en 1h10.

Bon sentier jusqu'à Tête Rousse, cheminement facile


Nous faisons une pause, nous laissons nos chaussures légères sous un rocher, chaussons les grosses et le baudrier.

Refuge de Tête Rousse, le chemin n'y passe pas, à cet endroit prendre la trace de gauche



Nous continuons sur la trace du névé-glacier de Tête rousse en direction du pied de l'Aiguille du Gouter et du

fameux Grand Couloir. Le Grand Couloir, attention aux éventuelles chutes de pierres


Il faut le traverser pour rejoindre l'arête rocheuse menant au refuge. Olivier reste au départ pendant qu'Aurélien traverse rapidement, et guette la moindre chute de pierre, ensuite c'est au tour d'Oliv', tout se passe bien, ça bouchonne un peu, il faut attendre son tour pour passer.

Traverser rapidement mais sûrement, ne pas tomber


 Nous traversons sans crampons, la trace est bonne et le milieu est déneigé. Il y a un cable tendu que les guides peuvent utiliser pour sécuriser leur cordée.
Un passage raide mais très facile en rocher succède au couloir, il y a des câbles, et ça passe très bien.

Arête à suivre


Toute la montée de l'aiguille est une succession de passage raide, de sentier, de ressault rocheux équipés de câbles; il n'y a vraiment que la dernière partie sous le refuge qui est bien plus raide mais équipée de câbles de chaque coté, on peut éventuellement s'y mousquetonner pour s'assurer.

Ascension facile mais rigueur et concentration exigées

 

Dernière partie bien équipée en cables



Nous croisons pas mal de personnes qui descendent sans avoir pu faire le sommet du Mont Blanc à cause des mauvaises condititons météo très tôt le matin. Pour l'instant ça tient le coup même si ça s'ennuage par l'Ouest, nous continuons dans ces rochers secs et atteignons le refuge environ 1h40 après Tête Rousse. Conclusion 2h50 pour monter au refuge, assez rapide, nous avons préférés assurer et profiter du beau temps annoncé le matin et être à l'abri l'après midi.

Début du mauvais temps


Le refuge est vraiment perché, et posé sur le rebord de l'aiguille, quasiment projeté dans le vide. La vue est magnifique sur toute la vallée de Chamonix, l'Aiguille et le glacier de Bionassay.

Nous rentrons et nous nous installons, peu de monde est arrivé, nous mangeons un bon morceau. Nous consacrerons l'après midi au repos, lecture et préparation des sacs pour le lendemain.
Les cordées arrivent les unes après les autres, le mauvais temps s'installe en début d'après midi, il neige sous des averses orageuses et la montée de l'aiguille est vite blanchie, nous avons bien fait de venir tôt, nous nous demandons si certains se sont bien renseignés sur la météo, ils arrivent trempés en fin d'après midi. Un hélicoptère évacue une personne blessée à l'épaule par une pierre, quelques minutes après nous suivons une grosse intervention des secours, un alpiniste a dévissé dans le grand couloir...

Sauvetage dans le grand couloir...


18h00, repas, miam !!! petite remarque, les Espagnols ne sont pas des gens très partageurs... ils ont raclés la moitié de la viande au premier passage, sympa pour les autres ...
Beaucoup de guides dans le refuge, ils accompagnent  des personnes n'ayant pas forcément la tête de l'emploi, beaucoup semblent inquiets et ont du mal à supporter l'altitude, cette première montée a laissé des traces. De notre côté tout va bien, bon appétit, pas de maux de tête ni de fatigue.
Dehors il neige bien, quelques centimètres déjà déposés, une belle neige qui tombe toute droite sans vent, on se croirait en plein hiver dans nos campagnes. Petit tour aux toilettes, toujours un grand moment dans un refuge, autant dire qu'il n'y a pas d'eau courante à 3817m, il faut avoir le coeur accroché pour un petit pipi, grosse comission inenvisageable !


Au dodo ! dortoir de 20, il reigne une chaleur terrible, en plus Aurélien est à côté d'une très très mignone polonaise, tchèque ou quelque part à l'Est, whaouuuuuuu charmante compagnie, il s'avérera qu'elle ronfle... bref

21h00, le temps s'améliore


On ne s'endort pas facilement, Aurélien aperçoit un ciel rouge à travers la fenêtre, vite dehors !! quel spectacle, le dernier orage est sur Chamonix, alors qu'à l'Ouest le ciel est clair, il ne neige plus, c'est tout bon pour demain !!! on se recouche, le coeur léger.

21h00, 22h00, 23h00, 1h00, les heures défilent et le sommeil est bien fractionné, mais il faut se reposer. Le réveil est prévue pour 2h00 mais dès 1h15 beaucoup de monde s'agite, certains préparent leurs sacs, s'habillent, on ressent une certaine tension encore plus palpable au moment de récupérer son plateau de petit déj', ça se bouscule, double , joue des coudes ! Nous décidons de laisser passer la déferlante et de manger dans le calme, bonne stratégie.


Grand départ

2h30 nous sommes prêts, nous mettons le nez dehors, bon regel et surtout un beau ciel étoilé, pas de vent, PARFAIT.

Nous choisissons de ne pas nous encorder, il n'y a pas de gros risques sur cette première partie, seulement une crevasse près de l'épaule du Gouter qui est très peu ouverte.
Nous observons des frontales très hautes déjà, nous prenons un rythme que nous tiendrons jusqu'en haut, nous doublons une première cordée qui s'est arrêtée, une personne a déchaussée ses crampons...
Nous montons, doublons, montons, doublons, soudain plus de traces ! normal nous sommes devant... la progression est facile et même si la trace de la veille est un peu comblée par la neige fraiche il est aisé de la repérer
En 1h00 nous sommes à l'épaule du Gouter, direction le col du Dôme, rapide descente, au loin se découpe la silhouette de l'arête des bosses. Nous apercevons des frontales à Vallot, des personnes y ont dormi et se lancent sur l'arête, ils feront la trace.

Le haut de l'arête des Bosses

Nous arrivons à Vallot, accompagnée d'une cordée qui nous a rattrapé lors d'une pause, fort sympathique nous discutons un moment: ils nous demandent si nous sommes partis à 1h00 du mat', non non 2h30 comme les autres !!!! ah ok vous avez du gazer !! un peu...
Nous reprenons la trace et la pente s'accentue, nous franchissons la première bosse par sa gauche, nous rattrapons les 2 cordées partis de Vallot qui pénent à trouver la trace, une se lance dans une traversée périlleuse sous la deuxième bosse qu'ils tentent de contourner par la gauche alors que cette fois-ci il faut passer par la droite, notre cordée rencontrée à Vallot nous rejoint et passe devant sur la bonne trace, nous les suivront jusu'au sommet.


Une belle crevasse sillone  le bas de l'arête qui mène au sommet, nous la contournons rapidement, à la sortie une pente bien raide nous hisse rapidement, l'effort se fait sentir, nous sommes à plus 4500m et nous croyons apercevoir le sommet qui est en fait l'antécime, mince !!!









L'antécime = fausse joie !




Derrière il y a encore une longue arrête un peu plus effilée qui monte cette fois ci au sommet à 4810m.
5h30 !!! mince le soleil n'est toujours pas levé, nous sommes montés trop vite !!









Arête sommitale




Heureusement les conditions sont clémentes au sommet, le vent est faible et il ne fait pas trop froid, les mains gélent uniquement le temps de prendre les photos. L'émotion est grande, chacun verse quelques larmes. Nous sommes fiers avec Olivier, nous avons fait Notre Mont Blanc, ça faisait un moment qu'on en rêvait, nous nous sommes équipés, entrainés, préparés et nous avons réussi, seuls ! Des instants inoubliables.
La cordée au sommet, beaucoup d'émotions

Le ciel rougi à l'Est et les premiers de rayons percent, le Mont Blanc se teinte alors de rose puis d'orange alors que nos sentons déjà cette lueur nous réchauffer, tout est calme, nous sommes seulement 4 à contempler ce levé de soleil sur le toit de l'Europe, nous nous sentons privilégiés, notre effort est récompensé.
Le soleil se léve, instant magique
Le calme, nous sommes seulement 4 au sommet

Nous bombardons de photos, 30min plus tard les premières cordées arrivent, il faut redescendre, d'abord on commence à geler un peu à force de rester immobile, puis il faut faire la place au sommet, le croisement de toutes ces cordées sur l'arête est un peu angoissant, bien évidemment nous leur laissons la priorité en nous écartant quand l'arête le permet, tout se passe bien.
Le gros des troupes arrive, il va falloir croiser toutes ces cordées

Beaucoup sont marqués par l'effort et l'altitude, la tête dans les crampons, honnêtement ils sont rares à apprécier l'ascension et à contempler les lieux, ce n'est qu'une fois au sommet qu'ils léveront les yeux sur le panorama à 360°, dommage, c'est la différence entre une cordée entrainée et préparée et une cordée guidée qui progresse pas à pas dans la douleur, vaccillant parfois sur cette arête éffilée. Descente rapide, très rapide, on peut même trotter par endroit, col des Dômes et c'est la remontée sur l'épaule du Gouter, plein gaz !!! Oliv' ne lache pas ;-)
Abri Vallot, col du Dôme et Dôme du Gouter

Petit détour au sommet du Dôme du Gouter, il porte bien son nom, c'est grand comme un terrain de foot là haut !!
Vient ensuite l'interminable descente du Dôme en direction de l'aiguille et du refuge, ça tue les jambes et ça tape, on coupe le plus qu'on peut, pas trop de trace de crevasses, quelques trous par endroit. 8h00 nous sommes au refuge, un bon moment de repos et un casse croûte, miam !
Montée (longue...) du Dôme du Gouter

Nous refaisons les sacs et départ pour la descente de l'aiguille, gloups la neige n'a pas fondue, ça va être casse gueule, c'est gelé de partout, il faut descendre en crampons, doucement et prudemment, on peut se mousquetonner au cable.
Descente de l'Aiguille du Gouter, prudence !

Nous garderons les crampons jusqu'a la sortie du grand couloir, tout s'est bien passé, la descente est longue et demande beaucoup de concentration, on peut se relacher ensuite sur le névé de Tête Rousse.
Au pied de l'Aiguille, tout va bien

Petite pause au refuge et nous finissons en direction du  Nid d'Aigle, dans une bonne foule nous montons dans le petit train, celui de 14h25, c'est fini, c'est fait, nous revoilà dans la vallée, 4300m plus bas !!!!

 

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Published by Oliv et Aurel - dans Alpinisme Mont-Blanc
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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 18:50

Nous voici partis à la découverte de l'autre côté du massif du Mt Blanc, près de la frontière Suisse.

Au départ nous devions faire cette course sur 2 jours, classique, le refuge était réservé depuis longtemps; malheureusement la météo ne s'annonçait pas bonne pour dimanche avec un temps orageux et surtout beaucoup de vent en haute montagne. Olivier lança l'idée de faire l'aller-retour dans la journée de samedi, par grand beau temps.

Aurélien arrive de Haute-Loire à 21h00, 21h30 départ de Chambéry pour le Tour près de Chamonix. Le temps de boire un Red Bull et un café (bonne potion à voir nos têtes), il est 0h30 quand nous commençons la montée au refuge Albert 1er.
15 min plus tard demi-tour... des chiens de bergers nous barrent la route, parmis eux un imposant Patou, impossible de passer. Heureusement nous trouvons un autre itinéraire sur la carte IGN, finalement plus direct mais aussi bien plus escarpé avec pas mal de rochers et un final sous le refuge tout droit dans la pente sur une moraine.
Nous arrivons à 3h30 au refuge, nous cassons la croûte et nous nous équipons prêts à poser pied sur le glacier, en fait nous arrivons alors que les alpinistes qui ont passé la nuit au refuge se lèvent, le timing est bon.

Pas besoin de s'encorder ni de cramponner tout de suite, il faut traverser une partie rocheuse juste au dessus du refuge (compter 1/4h) avant de redescendre sur le glacier (cette partie est bien kairnée). Encordement et crampons juste avant le glacier. La neige est bien gelée et la progression facile dans la bonne trace, le glacier est encore bien couvert et bouché, aucun risque de crevasse sur tout l'itinéraire. Le jour se lève doucement, il ne fait pas très beau sur les sommets, heureusement tout cela va rentrer dans l'ordre très vite. Nous apercevons des cordées dans les couloirs du Chardonnet, itinéraire bien plus difficile que notre course.

La progression est rapide sur le glacier et nous arrivons rapidement au pied du couloir menant au col supérieur du Tour que nous avons choisi d'emprunter, cela évite le grand détour par le col du Tour, le couloir est en condition, la pente n'est pas très élevée, le final est en rcoher facilement franchissable.

La vue est alors superbe sur le plateau du Trient où le soleil brille, nous commençons alors la remontée sur l'arrière des aiguilles alors que les cordées suisses rejoignent l'itinéraire.
Sommet Sud et Nord vues depuis le plateau du Trient

Nous arrivons à la rimaye, assez ouverte, mais qui est aisément franchissable à 2 endroits différents, nous nous engageons dans un petit couloir raide entre les 2 aiguilles pour finalement faire demi-tour, le sommet Nord n'est pas si facile que ça sans équipement (coinceurs etc) nous préférons revenir sur la voie normale et faire le sommet Sud, bien plus simple et très fréquenté, il faut parfois attendre son tour et croiser les cordées qui redescendent.
Sommet Sud depuis la brêche

Au sommet la vue est superbe et la satisfaction au rendez-vous, nous apercevons des sommets mythiques: Aiguille d'Argentière, La verte, les Drus etc que du bon !
Passage de la rimaye et pente de neige pour accéder au final


Dans le sommet Sud


Au sommet, 3542m

 Nous redescendons par le même itinéraire, réchauffé par le soleil, le vent se lève un peu, la neige sur le bas transforme, la glace affleure même sur les parties basses du glacier. Nous sommes de retour au refuge vers 11h30, un bon repas et une bière et nous voilà reparti pour la vallée, nous prenons vraiement notre temps tout au long de la descente, la fatigue commence vraiment à se faire sentir, après une nuit blanche et 15h00 de marche quel plaisir de retrouver la voiture et de se poser un instant, le sommeil prend rapidement le dessus....
Le Chardonnet depuis le glacier du Tour

Cette course est vraiment intéressante, variée et dans un décor encore différent, quel plaisir de sentir sous ses mains ce somptueux granit du massif, la course alterne entre glacier, rocher, un petit peu d'arrête, un passage de rimaye, bref un très bon entrainement et une bonne acclimatation. Le fait de la faire en un jour permet de confirmer l'état de forme et de prendre un peu plus de "caisse"

Le glacier du Tour en excellente condition


Topo de l'Aiguille du Tour, sur le glacier du Tour

Topo de l'Aiguille du Tour, sur le glacier du Trient

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Published by Oliv et Aurel - dans Alpinisme Mont-Blanc
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 17:22

Enfin des bonnes conditions prévues et une météo au beau ! cool

Nous devions monter au dôme de Polset mais au dernier moment nous avons appelé le refuge des conscrits où le sympathique gardien pouvait nous accueillir, c'est donc parti pour les Dômes de Miage.

Départ de Chambéry, camp de base au camping du lac Carouge, pour le Cugnon juste à côté des Contamines en Haute Savoie, 1h30 de route.

Déjà pas mal de voitures sur le parking, il va y avoir du monde en montagne, un peu normal après ce très mauvais début de juin.
La montée au refuge de Tré la Tête est une formalité, une grosse heure dans un sentier facile et forestier. Eau disponible en abondance là haut, petite pause repas.

Nous prenons ensuite la direction du glacier de Tré la Tête, le sentier devient plus escarpé et des dalles lisses sont piégeuses, quelques chaînes aident dans les passages plus difficiles. Il faut ensuite descendre sur le glacier, c'est le moment où nous chaussons les Nepal, nous planquons nos chaussures de rando sous un rocher, nous les reprendrons le lendemain à la descente !!!

La partie basse du glacier est totalement couverte de pierres, les crevasses sont bien fermées et la progression est facile, quelques cairns jalonnent le parcours. On peut monter plutôt sur la gauche ou carrément sur le milieu, cela revient au même.

La montée est longue jusqu'au pied des séracs de Tré la Grande. A cet endroit 2 options possibles :
- Mettre les crampons, s'encorder et remonter sur la gauche des séracs, pente facile et glace vive, il faut contourner les nombreuses crevasses bien visibles, remonter sur le haut du glacier qui est plat et on est juste à l'aplomb du refuge.

- Monter par un passage en échelles, assez vertigineux, nous avons mis casques et baudriers (petit assurage sur longe si nécessaire, pratique quand on croise du monde qui descend !) ensuite on rejoint un sentier assez raide qui remonte jusqu'au refuge, nous finissons dans de gros névés, il reste encore beaucoup de neige dès 2400m.

Le refuge des Conscrits est magnifique, une centaine de places disponibles, un très bon accueil, propre, état neuf. Nous nous posons un instant, un coup d'oeil à la carte IGN pour repérer les sommets  que nous contemplons. Nous nous installons et allons repérer un peu le départ pour le lendemain matin, la trace est bien visible et commence  dans des névés, nous ne marcherons quasiment pas sur le rocher.


Bon repas, très bonne nuit (rare en refuge, nous étions finalement 2 dans un dortoir de 8, quelle chance!) et gros petit déjeuner à 3h30.

Départ à 4h20, nous partons encordés et avec les crampons, et doublons rapidement quelques cordées plus nombreuses et forcément plus lentes. La trace est bien faite, nous rejoignons le glacier, pas de problème, bien bouché, bon regel nocturne, progression très facile dans la neige dure. Direction le Col infranchissable, 2 heures pauses comprise pour le rejoindre. A cet endroit il faut tirer à droite au pied de l'aiguille de Tré la Tête, retraverser le glacier qui est plat à cet endroit et rejoindre le pilier rocheux du Dôme oriental, de là remonter en direction du Col des Dômes tout droit, ainsi on évite les crevasses du pied du couloir du Col des Dômes.

Col des Dômes, 3500m ! Whaouuuuu, le soleil se léve et un peu de vent aussi, ça caille pas mal, belle vue sur Bionassay, l'arête des Bosses et le Mont Blanc, pas mal de monde à 4810 !! coucou !


Nous de ferons pas le Dôme Oriental et prendons la direction des 2 autres  pour une traversée superbe sur une arête en très bonne condition, assez effilée et quelque peu vertigineuse !

Premier Dôme, deuxième Dôme, c'est époustouflant de beauté, nous bombardons avec l'appareil photo ! Longue descente assez raide sur le col de la Bérangère; belle vue sur le glacier de l'Armancette.

 Du col de la Bérangère, une arrête éffilée en mixte monte jusqu'à l'aiguille du même nom, la neige est assez molle, il est déjà près de 10h00, nous mettrons du temps à atteindre ce sommet, en effet tout faux pas est interdit, nous préférons par endroit tirer une petite longueur, en effet il y a par endroit pas plus que la largeur d'un pied et 1000m de vide à droite et 500m à gauche, gloups.

Cette arête serait bien plus simple si elle était séche; bref  nous arrivons au sommet et la descente sur l'autre face est très facile, nous piquons droit sur le refuge en courant dans la neige molle, c'est loooooooooooong.

Une bonne pause repas au refuge, on se change, il fait très chaud. Il faut maintenant prendre le chemin inverse et redescendre l'interminable chemin qui nous a conduit ici sans oublier de récupérer les godasses au pied du glacier !

Content de retrouver la voiture, des images plein la tête, des instants inoubliables. Retour à Chambéry le coeur léger ! Retour ensuite en Auvergne en train pour Aurélien

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 08:10

Pour l'instant nous avons prévu 2 ascensions dans le massif, nous allons commencer par les Dômes de Miage, sans difficulté technique et dans un cadre exeptionel.
Ensuite plus sérieusement ce sera le Mont Blanc par la voie normale et l'arrête des bosses,  réputée techniquement simple, cette ascension de haute alitude peut devenir très compliquée par mauvais temps, à résever donc les jours de grand beau temps. Nous ferons le Mont Blanc uniquement après avoir enchaîné quelques courses, une bonne acclimatation à l'altitude est une excellente garantie de succès pour monter sur le toit de l'Europe.

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